• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


jakem jakem 24 juin 20:05

@jakem

3 et fin - Rue Princesse, dans le 6e arrondissement, un individu tirant en l’air des mortiers d’artifice a aussi été appréhendé par les forces de l’ordre. Son interpellation a provoqué un important mouvement de foule. « Tout le monde s’est très vite calmé », relativise le même policier. Plus grave encore, les autorités ont été requises pour des piqûres sauvages. « On a enregistré huit cas dans Paris », confirme une autre source policière. Dans le 9e arrondissement, rue Henri Monnier, une jeune femme aurait été piquée par un homme avant d’être violée. Plus tard dans la soirée, une autre jeune femme a quant à elle perdu connaissance après avoir été piquée au niveau des fesses, a-t-elle décrit. Sollicité sur ces cas précis d’agressions sexuelles et de piqûres à la seringue, le parquet de Paris n’avait pas encore donné suite au moment de la publication de cet article.

« Vu sous le prisme des réseaux sociaux et de quelques faits particulièrement graves, on imagine une soirée hors de contrôle, des policiers complètement dépassés... mais ce n’est vraiment pas le cas », développe un autre policier francilien. « Autant le gouvernement avait menti sur la Ligue des Champions, autant les propos du premier ministre aujourd’hui collent à la réalité », insiste-t-il, parlant d’une « fête de la musique contenue ».

« Pour voir les choses sous le bon angle, il faut s’intéresser au ratio interpellations / gardes à vue. En vérité avec cette fête de la musique, on est en deçà d’un samedi soir ordinaire à Paris, assure-t-il. Pour ce qui est des voitures brûlées ou endommagées, on est encore loin de ce qu’on peut connaître habituellement un 14 juillet ou un 31 décembre. » Pour ce policier, cette relative maîtrise de l’événement repose tant sur le dispositif de sécurité mis en place que sur des conditions climatiques exceptionnelles. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser en voyant les images sur les réseaux, il y avait moins de monde dans les rues de Paris que d’habitude. Évidemment, la canicule a joué un rôle important et a sans doute évité que les choses prennent une tournure beaucoup moins contrôlable... », admet-il. En définitive, le relatif soulagement sur le plan sécuritaire, à l’issue de cette fête de la musique, souligne à la fois une sécurisation plutôt réussie, mais en même temps une forme d’accoutumance à la violence. À côté du chaos postérieur à la victoire du PSG, tout semble aller pour le mieux. Quant à la « confiance dans l’intelligence locale » mentionnée par le premier ministre, elle a peut-être joué, mais peut-être pas autant que la chaleur extrême et dissuasive ressentie dans les rues de la capitale. Un rare effet positif de la canicule.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès