Réflexions sur le « concert des Nations ».
Notre débat éclaire tout à tour différents aspects complémentaires du concept d’Etat-Nation. Elargissons-le.
Voici le plan que je suivrai. : 1/ les Nations ne connaissent que leur intérêt. — 2/ Etats-Unis, Allemagne, France : conflits d’intérêts. — 3/ Qui détermine « l’intérêt national » dans un pays comme la France ?
1/ les Nations ne connaissent que leur intérêt.
Il ne faut pas être naïf. « L’amitié entre les peuple » est un poncif pour journaliste accrédité. Entre les peuples comme Nations et donc entre les Etats qu’ils se donnent, ne règne que l’intérêt, comme entre les individus (à l’exception des rapports affectifs du cercle de famille ou de celui des amis, limité). Quand l’intérêt (économique ou stratégique) est commun, l’entente règne ; dans le cas contraire, c’est la compétition, généralement pacifique mais âpre. (Les chômeurs sont les morts de la guerre économique...)
Un gouvernement est toujours l’émanation de quelque groupement : le suffrage universel (chez nous), l’oligarchie (les monarchies pétrolières), l’occupant (Vichy, ou aujourd’hui l’Irak). Comment ne défendrait-il pas les intérêts de ses mandants ? Dans le cas qui nous occupe ici (la géopolitique allemande et son acceptation ignorante par la France), chaque nation joue sa partie : les E.-U, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine, l’Inde (demain), le Japon, l’Allemagne, poursuivent méthodiquement la mise en action de leurs intérêts à court, moyen ou long terme. La France est la seule à croire défendre ses intérêts en Europe en épousant la cause des autres, dans un pseudo-universalisme où elle se perd.
(à suivre avec 2/ E-U, Allemagne, France : conflits d’intérêts). Mais la discussion sur 1/ peut s’amorcer. Donner des exemples dans l’Histoire contemporaine : les E-U depuis 1918, les empires coloniaux anglais et français, etc.)