à @ Stephanemot
Avenir du « vecteur » hydrogène :
Je suis un peu réservé sur le grand avenir que certains prévoient pour le vecteur énergétique hydrogène.
En effet, il n’y a pas de « source » d’hydrogène libre sur terre. Il faut donc le produire à partir de substances hydrogénées : l’eau, les hydrocarbures, la biomasse etc.
Pour l’eau la principale voie étudiée est :
électrolyse > stockage H2 sous haute pression > pile à hydrogène.
Le principal avantage est l’absence de production de polluant lors de la dernière étape (pile à hydrogène).
Mais du point de vue bilan énergétique (ou rendement) c’est une catastrophe car il faudra toujours fournir plus d’énergie pous « casser » une molécule d’eau que l’on en recueillera lors de la synthèse de l’eau.
Plus l’énergie importante (environ 30 % du bilan) qu’il faudra fournir pour stocker l’H2 sous très haute pression.
Le bilan totale peut difficilement atteindre les 60 %.
Le CEA a imaginé une voie très originale via l’iode / HI / H2SO4, c’est un peu mieux mais encore insuffisant.
Bien sûr, si on imagine que vers 2050-2060 il existe un large excédent de production électrique, grâce aux réacteurs nucléaires de 4 ième génération, cela deviendrait plus satisfaisant.
Par contre si on produit l’H2 à partir de combustibles fossiles hydrogénés c’est une catastrophe pour l’évolution climatique (gaz à effet de serre).
L’éolien et le photovoltaique pourraient aussi convenir vers 2050 si ces 2 techniques atteingnent un très large développement ?
Cordialement.