C’est effectivement le passage à l’acte qui est condamnable à partir du moment où la loi l’interdit.
Il faut aussi rappeler que la loi n’est pas là que pour contraindre mais aussi et surtout pour protéger.
Sans état de droit, reste la loi du plus fort, et c’est en ça que le battage émotionnel et moralisateur l’implique.
Quant à la « morale »,chacun se débrouille avec la sienne, et personne n’a à juger les fantasmes des uns et des autres tant qu’ils ne mettent pas en cause la santé physique ou morale d’un autre sujet.
En revanche, vivant en France au 21ème siècle, je suis fort heureusement en mesure de demander à ce que la loi protège mes enfants.
Je ne sais pas si, en matière de sexualité, les « attirances », ou « préférences » ou « déviances », ou peu importe le nom qu’on leur donne relèvent de la pathologie.
Par contre, je suis certaine qu’il est pathologique de ne pas être en mesure de contrôler ses pulsions alors que l’on sait, avec certitude, que l’on commet un crime en y cédant.