à l’attention de l’auteur :
Mon cher Bernard,
j’ai souvent eu l’occasion de vous lire sur Agoravox... J’ai été -plusieurs fois- d’accord, et -souvent- en désaccord avec vous, mais je vous ai toujours lu avec intérêt.
Je trouve cet article particulièrement intéressant car mettant l’accent sur un sujet qui me semble être l’un des plus tristes signes des temps que nous vivons, et particulièrement inquiétant en effet : la partition du monde moderne en deux camps bien distincts : les bons et les méchants, ceux qui ont le droit de dire ce qu’ils pensent et ceux qui doivent se taire. Bref, un monde ou plus particulièrement une France qui, et même si elle ne se choisit pas les mêmes cibles, applique les schémas de « pensée » -le mot est sans doute trop fort !- d’un Georges Bush pour ne citer que lui. La conception d’un monde binaire, et cela à tous les niveaux de lecture possibles.
Je reviendrai sur cela dans un prochain article, car il me semble que cette tendance est tout simplement en train de mettre à terre la Démocratie qui n’a rien à gagner à essayer ainsi de régenter les pensées et convictions de ceux qui la composent. Une Démocratie sans réelle liberté d’expression -pour l’action c’est évidemment autre chose- n’est qu’une enveloppe vide. En Démocratie, on a, on DOIT avoir le droit de penser et de dire, même mal (et d’ailleurs qui décide de ce qui est mal ?).
Dommage que votre superbe billet d’humeur soit agrémenté d’un paragraphe anti-Sarkozy -qui n’est pas ma tasse de thé- sans aucun rapport avec le sujet de votre papier : on peut en effet se questionner sur le bien fondé de cette lecture de la lettre de Guy Mocquet (décidée par le fait du prince), mais qu’est-ce que cela a à voir avec la mise sous tutelle judiciaire de la liberté d’expression ???
Allez, je sais votre amour immodéré pour le pensionnaire actuel de l’Elysée
... C’est plus fort que vous !
Pour le reste... Bravo et merci !
Amitiés