@Forest
Présenter les services aux vieux comme un gisement d’emploi, voire de croissance, est d’un cynisme absolu. Il s’agit d’emplois non productifs financés par la solidarité et qui ne contribuent pas à la richesse nationale.
Très contestable, à de nombreux points de vue. Tout d’abord, qu’on le veuille ou non, c’est le PIB qui sert à estimer la croissance ; le PIB est calculé à partir de la valeur ajoutée telle que mesurée par l’état ; les services, qu’ils soient à la personne ou autres, créent de la valeur ajoutée mesurable (sauf travail au noir) intégrée au PIB, avec un impact sur la croissance.
Qu’est ce qu’un emploi productif ? Tout simplement un emploi qui produit de la valeur marchande, c’est à dire pour lequel il y a des consommateurs (loi de l’offre et de la demande). A cet égard les services à la personne ne sont pas moins légitimes que l’industrie pornographique ou les cabinets d’avocats...
Emplois ... financés par la solidarité : s’il existe, le financement par la solidarité est le plus souvent partiel. Pour l’essentiel les personnes âgées consomment leur retraite et leur patrimoine pour payer ces services. Un financement social (solidaire) peut exister dans le cadre d’une politique sociale mais c’est alors cette politique qu’il faut analyser, pas les emplois eux-mêmes ou leur nécessité.
... qui ne contribuent pas à la richesse nationale : d’un point de vue comptable sous l’angle du compte de résultats (PIB), c’est faux, comme on l’a vu ci-dessus. Sous l’angle du bilan, c’est affaire d’appréciation : le bien-être de nos seniors constitue-t-il un actif national ?