Disons que je suis un peu sceptique quant aux chances d’instauration du non-cumul. Les parlementaires français se sont très bien accommodés d’être des godillots soumis à l’exécutif, mais je soupçonne qu’ils prendront les armes si jamais on veut les empêcher de cumuler leur fonction parlementaire avec une fonction exécutive locale.
En ce qui concerne les députés élus au scrutin proportionnel, je n’ai pas interprété la proposition du comité de la même façon que vous. Il me paraît techniquement difficile d’interdire ces sièges aux députés des deux principaux partis. Par ailleurs, le seuil de 5 % empêchera de toute façon la plupart des petits partis de bénéficier de cette mesure.