@Ka
Merci pour ces réponses détaillées, aucun problème pour les délais. 
« Mais ce qui empêcherait la laïcité d’exister réellement dans un pays musulman c’est le fait que l’Islam est censé régir la vie sociale, politique, religieuse, juridique des musulmans donc c’est sûr c’est incompatible avec une laïcité à la française où il y a séparation claire de l’Eglise et de l’Etat. »
C’est peut être là le centre du problème. Vous dites qu’il est possible de concilier l’islam et laïcité si on est prêt à faire des concessions. (Par « on », désignez vous les deux parties ou seulement les religieux ?)
Mais quand les convictions religieuses sont trop prégnantes, que faire ? Je reste persuadé qu’une partie de la réponse est dans l’éducation et l’instruction mais cela crée une polémique même entre partisans de la laïcité (je me rappelle des disputes ici que j’ai eu avec un certain « Sylvain » qui estime que l’instruction dispensée par l’état ne doit pas interférer avec l’éducation religieuses des parents).
Je reconnais que cela peut s’apparenter à vouloir défaire certaines croyances (comme le créationisme que je considère comme de l’obscurantisme mais ceci est hors sujet ici) mais ce n’est pas le but qui devrait être, plutôt, de donner les moyens d’un vrai choix aux gens.
Vous même, vous vous qualifiez de sunnite et pourtant, vous n’êtes pas contre la laïcité or, si j’ai bien compris, une des particularités de l’idéologie sunnite est la non séparations des pouvoirs politiques et religieux. (Personnellement, je ne vous qualifierais donc pas de sunnite). Peut être que c’est par votre instruction que vous avez « personalisé » votre religion et vous l’avez fait sans renier votre foi, il est donc possible de dé-dogmatiser les gens sans que cela s’apparente à un endoctrinement anti-théïste (je ne sais pas si ça se dit mais je pense me faire comprendre).
« Le gros souci finalement des pays musulmans ce n’est pas tant que les pouvoirs politique et religieux soient confondus »
Je ne suis pas d’accord : le pouvoir religieux est quasiment toujours très conservateur (vous parlez de la charia comme référence), cela me semble anti démocratique : les lois doivent évoluées avec les changements de la société et ne doivent pas être figées or les lois religieuses sont toujours figées puisqu’elles sont écrites dans des livres qui seraient, selon les croyants, des commandements de dieu donc ces lois, puisque divines, ne peuvent être remises en question.
Vous parlez des lois marocaines qui s’inspirent de la charia tout en étant plus « modernes » : j’espère que cela n’est qu’une étape vers une libération totale vis à vis de la charia (qui est peut être justifiables il y a 1300 ans mais le monde a bien changé depuis)
@ M Maugis :
Je vois ce que vous voulez dire, il est clair que le milieu joue grandement dans la détermination de la croyance d’une personne mais je ne pense pas que ce soit TOUJOURS sous une contrainte, il y a des gens qui changent de confession et de conviction à l’âge adulte sous aucune contrainte.