Mais qui est donc John Galt ?
Même remarque qu’ailleurs dans ce superbe site, que de remarques et d’échanges crasseux ponctués d’insultes et de fautes d’orthographe. Modérateur, help !
En réaction à Lionprince :
« Considérer la garantie de l’emploi comme un privilège est une insulte à tous les français. cela devrait etre normal. Mais les gens comme vous veulent habituer l’opinion publique à l’idée d’un avenir pitoyable pour pouvoir manipuler la main d’oeuvre pour une plus grande fléxibilité »
Cher Lionprince, il y a aussi des Français qui ne passeront pas toute leur vie dans un même emploi. Ou même encore mieux, ceux qui lorsque leur emploi ne sera plus à leurs yeux suffisamment rémunérateur (intérêt, plaisir, revenu) iront voir ailleurs. Cela s’appelle la liberté. Comme dans « liberté, égalité, fraternité ».
Je suis un entrepreneur, suant sang et eau, 7 jours par semaine, pour maintenir mon entreprise à flot dans la course folle dans laquelle nous sommes tous engagé. Sachez qu’aujourd’hui, je refuse de prendre des commandes qui en d’autres temps auraient été accueillies avec plaisir, ce pour une raison simple : je préfère perdre une commande, véritable opportunité d’enrichir mon entreprise, ses employés et moi même, plutot que de courir le risque de devoir engager un ingénieur de plus. Pourquoi : parce que je risque de ne pas pouvoir continuer à le payer dès l’affaire terminée et que ce jour là, ne pas le garder dans mes effectifs nous coutera tant d’argent qu’en fin de compte, louper une affaire me coute moins cher. Plus vous me demanderez de garantie d’emploi, moins j’embaucherai. Simple, non ? Voilà où nous en sommes parvenus. Et si vous avez un doute sur ma sincérité, parlez donc aux artisans de France et de Navarre et aux patrons de PME, je vous laisserai juge.
Vous nous proposez l’emploi à vie. L’emploi à vie, garanti coute que coute, cela a déjà été essayé ailleurs et pas que ponctuellement : cela ne fonctionne pas. Et quels que soient vos gosplans quinquenaux, vos quotas, vos schémas d’organisation kolkhoziens et autres, l’exemple a déjà été donné. Et si jamais vous pensiez que vos sujets y mettaient de la mauvaise volonté, allez-y, ré-ouvrez les goulags, souvenez vous, comme avant Guantanamo, sauf que là y allaient tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec votre politique. Et alors ? Même avec des millions de prisonniers, cela ne marchait toujours pas. Il reste bien sur la possibilité d’effectuer des purges, passer des populations entières au fil de l’épée, ré-éduquer les derniers récalcitrants dans des camps, oter jusqu’aux dernières traces d’humanité en eux, cela ne marche toujours pas.
L’économie ne fonctionne bien que si vous laissez un fort niveau de liberté à chacun de ses acteurs. C’est aussi bête que ça.
Cela ne veut pas dire faire n’importe quoi, il y a aussi des lois qui protègent. Mais lorsque le pouvoir quel qu’il soit commence à favoriser les uns plus que les autres, de manière pas toujours prévisible, sans jamais d’autre constance que de toujours taxer lourdement ceux qui travaillent, il ne faut pas être surpris que l’on en arrive là.
Je vais vous dire : lorsque le Tiers Etat Français composé des millions de travailleurs des PME françaises qui travaillent dur et qui en sont fiers, déciderons qu’ils en ont assez de trimer pour vous nourrir, que vous restera-t-il ?
Plus je vous lis, moins j’en ai envie.