Tout le problème de l’appréciation de ce voyage relève de la capacité à nuancer notre pensée : qu’on commerce avec la Libye, pourquoi pas MAIS qu’on lui fournisse de beaux joujoux de guerre et du nucléaire, ça pue un peu ; qu’on reçoive un dictateur pour le « réintégrer dans le cercle des nations », c’est bien MAIS il faut savoir exercer quelques pressions pour l’inciter à appliquer un peu plus de démocratie dans son pays (et donc aborder ce sujet délicat avec lui
et SURTOUT qu’on ne lui déroule pas le tapis rouge et tout le tralala comme si c’était un homme digne de respect et d’honneurs.
Le fric, le fric, le fric : voilà la seule excuse à ce voyage ; les droits de l’homme, ça ne nourrit effectivement pas son homme.