@L’auteur,
Très bon article.
Sur le plan réglementaire, le traitement d’une telle affaire n’aurait jamais dû passer l’environnement scolaire. Ce type d’incivilité est couvert par le réglement intérieur de l’établissement.
Depuis les droits de l’enfant, les châtiments corporels sont interdits. Pour ce type d’incivilité il existe des sanctions adaptées pour l’enfant qui doivent être appliquée. Pour la giffle infligée par l’enseignant, il doit tout autant y avoir mesure disciplinaire. Ce n’est pas à moi de juger le bien fondé d’un réglement, je ne souhaite qu’une chose, qu’il s’applique.
Par contre, le parent portant plainte contre l’enseignant met en évidence, à mon sens, un manque total d’implication de l’administration locale de l’établissement. L’administration doit savoir exprimer aux parents que l’enfant coupable d’un fait délictueux au regard d’un réglement sera puni et, dans notre affaire, exposer que l’enseignant sera sanctionné pour ne pas avoir respecté le réglement ; mais ce dernier point devant rester, autant que faire se peut, un traitement entre adultes.
Lorsque nous traitons ce type de problème intelligemment, et je parle par expérience, nous parvenons à résoudre ces problèmes sans remettre en cause l’autorité des enseignants en faisant comprendre aux élèves que la discipline est essentielle dans le contexte social.
Aujourd’hui, le père de cet enfant a donc déposé une plainte. La justice aura, une fois de plus, une lourde responsabilité. Pouvons-nous laisser passer des incivilités de tout ordre sans réagir individuellement ? De ce jugement ressortira une approche plus générale sur l’ensemble des incivilités perpétrées dans notre société ; un citoyen peut-il intervenir au risque que cela tourne mal et permette à celui qui est à la source de l’incivilité de porter plainte contre l’intervenant tentant d’imposer un tant soit peu de respect ?
Je ne sais si le père a mesuré a priori la portée de son acte, mais pour un gendarme, cela m’inquiète de constater un tel niveau d’irresponsabilité.