Sur le film lui-même, j’ai apprécié la belle construction scénaristique, pleine de surprises qui relancent sans cesse l’intéret du spectateur. Un modèle du genre, digne de figurer dans l’Avant-Scène. J’ ai bien aimé aussi la manière dont le metteur en scène traduit, chez le personnage central, l’opposition entre la plate réalité et le désir érotique. Manière à la fois simple et trés visuelle de faire déborder avec ironie l’imaginaire torride du héros. Un imaginaire qui, avouons le, nous appartient aussi. Car ne sommes nous pas, nous autres télespectateurs, des pervers impunis ?
Un regret néanmoins : les personnages manquent de complexité. Un défaut qui les rapproche dangeuresement du stéréotype, lequel est la plaie du cinéma américain.