@ Ouallonsnous,
Je fais réponse à vos deux commentaires, qui sont à mon avis susceptibles d’une double lecture. Je me permets de vous signaler qu’en ce moment même, le ministre de l’Education Nationale veut recentrer l’école sur "les fondamentaux." Ces mêmes fondamentaux ont été abandonnés il y a une vingtaine d’années, sans qu’on sache très bien pour quels motifs.
Avant cette époque, il était possible, par exemple, de faire comprendre le sens des quatre opérations élémentaires, dès le cours du même nom : l’addition, la soustraction, la multiplication et la division devaient être acquis à la fin du CE2. A l’heure actuelle, la division est vaguement au programme de CM2, et n’est pas acquise en 6° dans bien des cas.
Est-ce la fautes des enseignants ? Non : on leur a pondu des programmes et on leur a demandé de les appliquer.
Une question maintenant : pourquoi le ministre voit-il une levée de boucliers, à la fois de la part des enseignants et des parents d’élèves face à la réintroduction des fondamentaux ? C’est très gentil, pour les associations de parents d’élèves, de "déplorer le manque de concertation", mais ce ne sont pas ces parents d’élèves que l’on montrera du doigt lorsqu’il faudra dresser le bilan de cette énième réforme, mais les enseignants.
Personnellement, je suis favorable à cette réforme, considérant que savoir lire, écrire et compter sont les meilleurs instruments pour la formation scolaire ultérieure, et je ne les considère d’ailleurs que comme tels. Mais les parents, bien conscients que seul le "bien-être" de leurs enfants à l’école compte, ne veulent pas de cette réforme, et, en tant qu’électeurs, ils auront gain de cause. Vous concluerez de vous-même...