Bonjour et merci pour votre commentaire,
Je me permets d’apporter quelques précisions utiles : 1) pour opérer un rapprochement géopolitique, la seule question énergétique ne suffit pas. Sans quoi selon votre logique l’Union Européenne, fort dépendante du gaz Russe, serait bien plus proche de la Fédération de Russie qu’elle ne l’est actuellement. Or nous savons que ce n’est pas le cas. Du reste, ce besoin aurait pu aussi bien dégénérer en conflit larvé ou ouvert entre la Chine et la Russie pour la possession de ces immenses réserves énergétiques en Sibérie (les guerres pour le contrôle des hydrocarbures est une réalité depuis plus d’une décennie). Le rapprochement entre ces deux Etats (je le répète et maintiens) n’était pas une conséquence induite de facto. 2) Je ne conteste pas que la Russie a besoin d’alliés mais je veux démontrer que son tropisme asiatique aurait pu être autre si l’Europe avait suivi une politique raisonnée sur ses rapports avec la Russie. Or ce pays-continent est singulier en ce sens qu’il a à la fois un pied en Europe et en Asie, et que le mouvement de balancier était favorable dans un premier temps à l’Europe (de par les élites occidentalisées des années 90) mais que de déception en déception, le mouvement s’est détourné du vieux continent pour osciller vers l’Asie et surtout la Chine.
En espérant avoir répondu à vos interrogations,
Cordialement