Et bien : si ! nous pouvons être mauvais, à la différence des insectes et autres animaux qui nous entourent ! C’est même notre différence fondamentale !
Celle de pouvoir être bons ou mauvais (et toutes les valeurs de -1 à +1 avec un coéfficient propre à chacun) et celle de reconnaître la différence entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. (voir le livre le plus lu dans le monde...), celle de reconnaître la/les différences (voir la real symbolique révélée lors d’un arc en ciel)
Alors, oui, nous avons besoin d’être protégés parce que nous sommes les plus faibles de la nature et ne pouvons vivre sans les autres. Et Vive la Sécurité Sociale, première caisse de solidarité, son esprit mutaliste des premières heures, tout comme les tontines et autres belles inventions de l’humanité, instituées pour surseoir aux aléas de la vie en toute solidarité.
Il reste que quand les gens n’ont plus de petit surplus, les tontines ne sont plus alimentées. Et quand la demande est trop forte, les tontines ne suffisent plus...
Alors, avant que le capitalisme ne fasse des siennes (ce qu’il est en train de faire) avec cette manie qu’ont les banques de jouer nos économies, de nous les faire rentrer et sortir à leur guise, on pourrait accepter qu’une faible partie (mais proportionnelle) des intérêts alimente les caisses de solidarité. Et que sa gestion se rapproche des bénéficiaires : parce que si la Sécu est tout de même d’une utilité reconnue, que la santé est ce qu’on se souhaite chaque début d’année, sortis de là, chacun fait son petit fourbi de son côté sans trop se préoccuper de savoir s’il pourrait, par ses actes, moins piocher dans la caisse, par exemple en acquérant une véritable « culture de santé ».