Il est vrai que je suis un grossier personnage : ma fille de 5 ans m’en fait souvent la remarque, ce qui m’oblige à châtier quelque peu mon langage, y compris lorsque je m’éclate par inadvertance le petit orteil sur l’angle carré du pied de ma table, ce qui, vous en conviendrez, est fort douloureux et propice à un déferlement incompressible de jurons bien sentis et salvateurs.
Mais j’ai aussi traîné mes guêtres sous d’autres moulures et j’ai pu entendre, glacée d’effroi, les pires horreurs sortir de la bouche de personnes biens nées, le tout avec une parfaite maîtrise grammaticale et lexicale.
La grossierté est dans les mots, la vulgarité est dans les têtes.
Grammaticalement vôtre,
Agnès Maillard