Les valeurs motrices de notre société de consommation génèrent la sauvagerie à venir, qui se déclarera à la moindre occasion, c’est-à-dire à la moindre pénurie.
Le défi de ce siècle risque donc bien d’être de réussir à travailler sur le domaine des valeurs, pour éviter ou réduire cette sauvagerie. Partage, sobriété, solidarité, collectivité, etc.
Nous avons tous la responsabilité de prôner ces valeurs plutôt que de leur faire obstacle en les dénigrant. Nous avons besoin de civilisation, afin de préparer la décroissance et non la subir.
Se désaliéner de la consommation à titre personnel a un double-effet vertueux :
- cela réduit la sauvagerie totale, qui est la somme de toutes les sauvageries individuelles
- cela nous immunise en partie contre les effets de la sauvagerie des autres.
C’est pourquoi il faut le préconiser au plus grand nombre.