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Christophe Christophe 6 juin 2008 16:29

@L’auteur ou aux auteurs,

Tout d’abord, pour en venir au financements occultes, peut-être même liés à des enrichissements personnels (enfin je suppose, n’ayant pas eu l’occasion de lire votre ouvrage), il existe, si ma mémoire est bonne, un certain vide juridique qu’il conviendrait de combler pour ce qui concerne les comptes des syndicats.

Concernant la corruption, nous sommes d’accord sur le fait qu’elle doit être réprimée ; comme il faut réprimer l’autre versant qui consiste à harceler les syndicalistes qui ne se laissent pas appâter par la corruption (si, si, il en existe).

Il faut rappeler que les syndicats, comme toute structure, sont à l’image des hommes qui la forgent. L’homme étant loin d’un être parfait, il est donc essentiel de lever les dérives de comportement qui portent préjudice aux structures qui ne mènent plus les actions pour lesquelles elles sont faites.

Il faudrait repartir, pour expliquer certaines pratiques, aux préceptes fondamentaux des organisations syndicales. L’un de ces préceptes est qu’une organisation syndicale défend les intérêts de ses membres, de ses adhérents ; c’est un précepte que nous retrouvons dans l’ensemble des structures syndicales de par le monde. Cela, bien entendu, n’est pas une excuse, ni une circonstance atténuante, entendons nous bien, mais pour constater une dérive, il faut convenir des points précis qui convergent vers cet état de faits.

En revenant au contexte spécifiquement français, nous savons aussi que la puissance économique est le nerf de la guerre ; des organisations syndicales sans moyen sont incapables de faire infléchir quoi que ce soit. Si la conclusion consiste à exprimer que pour avoir ces moyens, la recherche d’inflexion est rejetée, nous parvenons au même constat sur l’inutilité syndicale.

La France me semble spécifique sur un point au regard des strucutres syndicales de par le monde : le paritarisme tend, normalement, à rompre avec le précepte sus-cité de défense exclusive des adhérents. Nous touchons d’ailleurs l’un des problèmes majeurs concernant la représentativité.

Si pour être représentatif, nous ne tenons compte que des élections professionnelles, les organisations syndicales ne doivent représenter que les citoyens participant à ces élections ; ils ne sont donc pas représentatifs dans les négociations paritaires de type sécurité sociale ou autre. Il me semble bien que le problème n’est pas aussi simple, ou simpliste, que ce que nous pouvons entendre ça et là.

Dans certaines grosses structures, il existe des accords axés sur le développement du dialogue social. Dans ces accords apparaissent clairement les modes de financement instaurés entre les groupes (entités juridiques constitués de multiples filiales) et les organisations syndicales. Est-ce une voie acceptable ?


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