Quand on parle des pauvres, cela dispense de parler de la pauvreté mais aussi de la misère et de ses causes.
Etre pauvre,il n’y a pas si longtemps n’empêchait pas les gens de vivre, de penser, de tenter de s’organiser, de se cultiver. Il ne faut plus parler de pauvreté aujourd’hui mais de misère, c’est un cran en dessous, le cran où l’individu n’est plus en situation de "vie" mais de "survie" dans un monde d’abondance, et de gaspillage.
Pour maintenir ce monde d’abondance et de gaspillage, (choix éminamment politique), il est nécessaire que le nombre d’individus qui passent de la classe moyenne à la classe modeste augmente ainsi que les pauvres grossissent les rangs de la misère.
Quand monsieur Hirsch pensera d’abord à l’émancipation des individus avant de penser au maintien de l’ordre établi, il sera un tout petit peu plus crédible.