Je regrette l’échauffement général dans cette affaire, le parti-pris trop souvent extrême et hémi-aveugle, càd ignorant instinctivement ou consciemment la moitié des faits et témoignages qui ne vont pas dans le "bon" sens.
Cet article ne fait malheureusement pas exception ; il demande la présomption d’innocence pour le puissant (le prof) mais pas pour le faible (l’élève) ; il met non seulement en doute, mais demande quasiment d’ignorer, les témoignages qui l’ennuient, à savoir ceux de tous les témoins oculaires (les enfants de la classe), pendant qu’il accepte sans se poser de questions les déclarations de personnes absentes de la scène mais intéressées à son jugement.
Par ailleurs je rappelle que le procureur est non pas un juge mais un avocat, celui du peuple, et porter accusation est justement une part principale de sa fonction, il serait illogique et injuste de lui imposer une présomption d’innocence (ou de culpabilité d’ailleurs).
Versailles, Fri 27 Jun 2008 16:19 +0200