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En réponse à :


claude claude 24 juillet 2008 22:50
  • ah j’adore !! les copies d’encyclopédies !! le roi soleil était aussi un con notoire, inculte, qui ne savait rien des sciences mais se faisait apprendre ce qu’il devait en dire, qui s’est laissé guider par des gens comme Colbert pour ce que vous dites des grands travaux, un homme qui pensait en PREMIER à lui et APRES au bonheur de son peuple "
mon pauvre ami,

vous êtes pitoyable dans votre envie de vous enferrer !
  • les copies d’encyclopédies...
tout le monde ne s’appelle pas "morice" !!! smiley

la plupart des historiens qui ont étudié louis xiv, mettent en avant sa grande culture (il fut éduqué et instruit par les soins de mazarin), qui lui ont permit de composer et de mettre en scène des ballets, et de discuter d’égal à égal avec les ingénieurs, lorsqu’il s’agissait de construire des ouvrages tels qu’un canal,la fortification d’une ville ou suivre les travaux de construction de versailles.

s’il n’avait pas été un roi intelligent, il n’aurait pas distingué colbert qui n’était que roturier, il ne serait pas entouré d’hommes comme turenne, vauban , protégé molière, lully, encouragé mansart, le nôtre, fait de la france le phare du monde occidental, à tel point que le XVII° siècle est nommé le grand siècle !

www.france-pittoresque.com/rois-france/louis-XIV.htm
  • On a beaucoup dit que son éducation fut négligée à dessein et qu’il manqua des éléments de l’instruction la plus commune. Cette opinion mérite d’être examinée. On lui avait donné pour précepteur l’un des hommes les plus distingués de ce temps, Péréfixe, évêque de Rodez : ce prélat écrivit pour son royal élève cette Vie de Henri IV qui, par l’intérêt merveilleux du sujet, la candeur et la facilité de la narration et le parfum de vertu qui s’y fait sentir, est regardée comme un des chefs-d’œuvre de la biographie moderne.(...)
  • Il apprit cependant le latin et il parlait avec facilité l’italien et l’espagnol. Les sociétés polies, les cercles brillants où la reine sa mère introduisit les agréments et la galanterie du fameux hôtel de Rambouillet, avec moins d’instruction et de pédanterie, durent l’habituer de bonne heure à un tact délicat et à ce sentiment des convenances que depuis il unit si bien à l’art de régner. Sérieux, timide, docile et bienveillant, il apprit à écouter, sans dédaigner de plaire ; et la conversation devint pour lui un utile supplément à des études fort imparfaites.

    La guerre de la Fronde, qui contraria ses études, servit beaucoup à son caractère. (...)On ne parlait que de l’arracher à la reine sa mère. L’événement d’un combat pouvait le rendre prisonnier de courtisans rebelles qui lui auraient dicté des ordonnances pour proscrire sa mère. Il avait près de dix ans quand la guerre de la Fronde commença ;(...)

     

  • à lire aussi : le métier de roi ou les mémoires de louis xiv
  • LE SIÈCLE DE LOUIS XIV par voltaire
  • Louis XIV Tome 1 : Le Roi-Soleil


et je terminerai par cette causerie faite à l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 2003 par
M. Jean-Christian Petitfils
  • ""(...) L’homme a ses admirateurs inconditionnels et ses détracteurs acharnés, de sorte que les monographies qui lui sont régulièrement consacrées se présentent tantôt comme de flamboyants plaidoyers exaltant le " roi de gloire ", tantôt comme d’implacables réquisitoires stigmatisant " l’envers du Soleil ". (...)

    Vaine et fausse querelle, en vérité, relevant d’un schéma historique dépassé, dans la mesure où thuriféraires et détracteurs du " Grand Roi " nous renvoient tous deux à un modèle conventionnel, stéréotypé, largement mythique, (...) A l’admirable ordonnancement des jardins à la française répondrait l’irrésistible ascension de l’" absolutisme ", ce grand mot vide et sonore qui, soit dit en passant, ne fit son apparition qu’en 1797, pour qualifier un état post mortem bien difficile à cerner.

    La vérité, plus modeste, n’a que peu de rapports avec ces images d’Epinal. Les recherches historiques les plus récentes ont montré en effet qu’après la tragédie de la Fronde, marquée par l’agitation des gens de robe longue et la révolte des Grands, (...) La France, agrégat de peuples désunis, selon la formule célèbre de Mirabeau, foisonnante de diversités, hérissée de privilèges et de franchises (...) a opposé au pouvoir royal, représentant bon an mal an la force modernisatrice de l’Etat, de violentes résistances. Dans ce combat rien n’était joué d’avance.(...)

    Le roi ? Passons sur son aspect physique, bien connu, qu’ont rendu, à des âges divers, (...)Louis était grand, même sans perruque ni talon. Il dépassait, nous dit Mme de Motteville en 1660, d’une tête le cardinal Mazarin et don Luis de Haro qui étaient gens de bonne taille. Il avait, selon un contemporain, cinq pieds huit pouces : 1m 84.

    De sa mère, Anne d’Autriche, il reçut une stricte éducation morale, contre laquelle d’ailleurs il se rebellera. Sa jeunesse ne nous a pas laissé l’image d’un élève particulièrement studieux. Aux études livresques il préférait la danse, la musique, les exercices au grand air, la chasse. La Fronde lui a fait connaître la guerre civile, l’ambition frénétique, la versatilité des princes et des Grands, l’errance, la misère, les draps humides et troués, les aubes glaciales de Saint-Germain. Elle a été pour lui une dramatique mais extraordinaire leçon de choses, une école de l’adversité, dont le Premier ministre, Mazarin, surintendant de son éducation, sut lui faire prendre toute la mesure. C’est " sur le terrain ", comme on dirait aujourd’hui, dans les carrosses brimbalant à travers les campagnes dévastées, qu’il a fait son éducation politique et forgé son caractère.(...)

    L’intelligence ? On connaît le qualificatif de Saint-Simon : " au-dessous du médiocre " ! Jugement cruel et injuste ! Ce n’était certes pas un surdoué au génie tumultueux et bondissant, mais un homme capable de raisonnements pertinents, empli de bon sens, doté de surcroît d’une mémoire prodigieuse. On ne saurait moins encore mettre en doute le courage physique dont il fit preuve toute sa vie, à la guerre comme dans les maladies. En 1686, lors de son opération de la fistule, effectuée naturellement sans anesthésie, il ne donne aucun signe de faiblesse. " Mon Dieu ! Mon Dieu ! " soupire-t-il seulement au plus fort de la douleur.(...) ""


     


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