Sarkozy a su être "inspirational" en 2007. Il a convaincu parce qu’il était convaincant et cohérent devant un concurrent certes messianique, mais au discours vide et incohérent. On a vu par la suite qu’il n’a pas respecté son agenda.
Sarko 2007 reste l’archétype du mâle dominant en politique. Sa crédibilité s’est fondée sur une série de combats directs plus ou moins romancés contre des adversaires somme toute sans grand relief. Sa vision clanique appartient au passé.
Obama sait aussi se mettre en scène mais a un mode de management plus sain. Il sollicite les talents sans les asservir et délègue beaucoup pour prendre de la hauteur et du recul, se forger une opinion ferme mais susceptible d’évoluer. Il tranche en cela avec McCain et Rodham Clinton, des chefs de meute classiques fonctionnant avec un cercle restreint de fidèles.