De Ronchonaire :
Colre a raison ; à ce niveau, ce n’est plus une question d’opinion ou de partialité. L’auteur nous explique très clairement, à la fois dans son article et dans ses nombreux commentaires, que la Russie est de retour et qu’elle est prête à bouffer le monde entier. Il va même jusqu’à menacer ouvertement les pays européens s’ils ne quittent pas l’OTAN sur le champ. Où est "l’opinion" là-dedans ?
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Notre ami Alexandre Latsa est un doux rêveur.
Il pense que la Russie est en mesure d’obtenir aujourd’hui ce que l’URSS n’est pas parvenu à accomplir au temps de sa splendeur : Asservir l’Europe Occidentale.
Et ceci alors que l’Empire Soviétique, qui s’est écroulé lamentablement depuis, controlait pourtant déja toute l’Europe Orientale, sans oublier l’Ukraine et les Etats Baltes qui faisaient partie de l’Union Soviétique mais qui se sont fait la malle !
Allons Mr Latsa, vous ètes très sympathique, mais ce n’est pas parce que la Russie a remporté une grande victoire militaire sur un tout petit pays comme la Géorgie, qu’il faut perdre la tête et le sens des réalités. Réveillez-vous et cessez de rêver.
Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’il faut trouver un arrangement entre cousins Européens, sinon les Chinois vous piqueront un jour la Sibérie. Et la Sibérie on y tient autant que vous, c’est vous dire si vos intérêts nous tiennent à coeur.
Donc, si vous le voulez bien, procédons par étape :
1) Faisons entrer la Serbie, l’Ukraine et la Géorgie dans le giron de l’Europe Communautaire et accessoirement dans l’alliance de l’Atlantique Nord.
2) puis négocions ensuite l’association de la Russie à ce vaste ensemble politique et économique.
Il faudra trouver pour cela un équilibre subtil entre les principaux partenaires de ce futur ensemble, que seront : La Russie, l’Allemagne, la France et l’Angleterre, et avec les deux autres partenaires de second rang que sont l’Italie et la Pologne.
Il ne sera pas trop facile de confectionner une harmonie entre ces différents participants, certes, mais nous ne sommes plus au 19 ème siècle, ni au 20 ème, et ce qui est en jeu aujourd’hui c’est l’équilibre mondial entre l’Amérique du Nord, la Chine, et l’ensemble des peuples Européens qui habitent le vaste continent Eurasiatique, du Groenland (Danois) au Détroit de Berhing.
L’enjeu est assez important pour qu’on s’y intéresse, il n’existera aucune puissance dans le Monde capable de rivaliser avec cet ensemble si nous parvenons à le constituer, ni la Chine, ni l’Amérique du Nord, que ce soit sur les plans économique, militaire, politique ou autres.
On comprend mieux, après coup cette histoire d’Union Méditérrannéenne, qui n’est qu’un os que l’on donne à ronger d’une part, pour mieux traiter les problèmes importants, d’autre part.
Il convient donc que la France abandonne son tropisme méridional, qu’elle tient de son histoire coloniale sans doute mais qui n’est plus d’actualité.
Car la Méditérrannée c’est bon pour les vacances, sans doute, mais les affaires sérieuses se traitent ailleurs.