Il y a quand même quelque chose à ne pas oublier, c’est que Super Sarko, après avoir expliqué que l’Afghanistan, on avait rien à y faire, et qu’on ne gagnait jamais une guerre dans de telles conditions, une fois élu, il augmente les effectifs militaires français, et il les sort de Kaboul pour participer aux opérations "en province". En tant que chef des armées, il a donc une responsabilité directe dans la mort des soldats.
Coup de bol, la cérémonie de Maillé, zut on l’avait oubliée, celle-là. Alors vite il saute dans un avion, Guaino pond un de ces discours dont il a le secret, quelque part entre Victor Hugo et Lagarde & Michard, et hop, il débine et l’Etat, et ses prédécesseurs. Comme le faisait très finement remarquer quelqu’un, Sarko a tendance à accuser les autres justement de ce qu’on lui reproche, à lui.
Mais je crois qu’au fond, ça ne trompe pas les gens. Le ricanement devant les cercueils, l’avachissement dans son fauteuil jambes écartées devant les familles (alors que les ministres étaient debout, eux), ça s’ajoute à plein de "petits" détails qui vont finir par faire déborder le vase (si je peux me permettre cette hardie métaphore) : le yacht, le divorce-remariage, les noms "pas américains", le Prince Jean et Neuilly, etc.
Cette atmosphère d’improvisation et d’excitation permanentes marchait peut-être très bien à Neuilly, devant un parterre de vieux messieurs riches, mais ne convient pas à la conduite d’un Etat. Quant à la grossièreté et à l’inculture (pour ne pas dire la c....), ça finit bien un jour par se remarquer.