Je vous plussoye totalement et je vais me permettre d’ajouter quelques petites précisions pédagogiques. ( Je pense de plus en plus écrire un article sur le sujet d’ailleurs, il faut que je retrouve mon bouquin :) )
"« l’organisme de placement verse au moment du départ en retraite l’intégralité du capital épargné » par définition un produit de retraite verse des rentes pas de capital"
Très important de préciser que par défault, il s’agit d’une rente.
Qui peut se transformer en capital à la demande normalement ( même si je ne connais pas toutes les conditions générales des différents régimes)
Je trouve aussi le paragraphe sur la vente des titres particulièrement mal venu.
Quel sous-entendu y-a-t-il la dessous ?
N’est-ce pas le fonctionnement logique d’un marché financier que la vente/achat d’actions ? Que le versement de dividendes ?
Le système de capitalisation sous-entend l’existence d’un marché financier, immobilier, des matières premières...S’il existe, et dans une situation normale, il n’existera aucun problème à vendre les actifs sous-jacents au moment où le plan arrive à échéance.
Et si, par malheur, on se retrouvve dans une situation compliquée sur le plan financier, seule une petite partie des actifs sera touchée et le versement par rente permettra de différer la vente de ces actifs.
Concernant le rendement, je ne peux qu’être abasourdi comme vous de l’ignorance des auteurs de ce machin.
La capitalisation à un rendement supérieur lorsque le système de capitalisation est optimal ( c’est d’ailleurs ainsi qu’on défini quand on doit pencher vers la capitalisation ou la répartition...on regarde le rendement de chaque système et on trouve une condition d’optimalité dépendant de la démographie, du rendement des actifs sous-jacent, du taux sans risque...)
Un pur non-sens que d’affirmer que le rendement de la capitalisation est toujours inférieur à celui de la répartition.
Erreur grossière.
Concernant le risque...forcément, tout plan de pension engendre un risque vu qu’il consiste en une projection de CF dans le futur. Malheureusement, on est pas en déterministe dans le monde réel...
La répartition a aussi des risques. Le risque de démographie est le principal mais n’est pas le seul. Imaginons que le plan de retraite en répartition s’arrête à l’instant t...Que font les retraités aux temps t+1 ? Ils n’ont aucune capitalisation individuelle, rien. Terminé pour eux.
En capitalisation, le plan de pension ne suggère pas que l’entité responsable ait un temps de vie infinie. Chaque personne cotisant pour sa propre retraite ( en simplifié), elle n’est pas dépendante d’autres générations.
Si l’entreprise fait faillite et si les règles ont été respectées ( En Belgique et dans l’ensemble des pays européens, le plan de pension doit être différencié de l’entreprise. Il ne peut être comptabilisé dans les actifs. Une entité juridique distincte doit être créé qui protège la capitalisation même en cas de disparition de l’entreprise.), le plan en capitalisation n’est pas mis à mal. Ceux qui sont à la retraite recevront leur rente et les cotisations déja versées par une personne encore active l’attendront jusqu’au jour de sa retraite.
En soi, il n’y a rien de saugrenu à vouloir échanger des risques contre d’autres types de risques. D’autant plus lorsque l’optimalité d’un des systèmes est prouvé au temps t.
Pour le reste, je pense que vous ne devez même pas répondre à leurs assertions sur l’impact démographique.
Un calcul d’optimalité démontre qu’avec les paramètres démographiques européens actuels, le plan en capitalisation est optimal.
Je suis pour ma part partisan d’un système mixte où l’on fixerait la part capitalisation/répartition en fonction des éléments démographiques/financiers/...
Je ne vois pas en quoi l’un serait plus inégalitaire que l’autre...Le but des deux plans est le même. Permettre à l’épargnant de recevoir x% de son dernier salaire, de la moyenne de ses 5 derniers salaires, de ...Seule la méthode diffère.
Vraiment désespérant ce machin.
Pour les frais de gestion, au niveau de l’assurance-vie, ils n’atteignent jamais 20%. Je dois retrouver le cours donné par un assureur mais les paramètres de frais de gestion n’étaient jamais à deux chiffres.