Il y a quelques années, j’écrivais des articles sur le sport moto pour un grand quotidien du sud-ouest. J’ai contacté un matin mon rédacteur en chef au sujet d’une affaire de dessous de table qui pourrissait la vie de mon petit village d’(alors. Je suis restée sidérée quand mon rédacteur m’a dit d’un ton affolé : "Ne citez pas de nom au téléphone, je vous en prie". Que cela voulait-il dire, que ce quotidien était sur écoute ? Ce jour là, je me suis vraiment damandé si la presse était réellement indépendante, j’étais sans doute trop naïve. Alors, même si tout n’est pas parfait, le journalisme citoyen me paraît un bon moyen d’être réellement informée.