Peut-être que si on évitait de confondre les concepts de race, d’ethnie, de culture et de nationalité (les 4 sont différents - les mots ont un sens), le débat y gagnerait un peu de clarté.
Il est difficile de ne pas faire de différence objective entre un blanc et un noir quant à la couleur de peau. C’est pas parce que Magritte dit que c’est une pipe que c’en est une et la méthode Coué a ses limites.
Un intervenant disait tout à l’heure que la richesse de l’homme réside dans sa diversité. Comment ne pas y souscrire ? Le procès fait à Zemmour (que je ne porte pas dans mon coeur spécialement mais là je me solidarise un peu) est d’intention car ses propos sont interprétés avec la plus grande mauvaise foi dans le champ de termes corrélés mais différents que sont la nationalité ou l’appartenance ethnique. A bien écouter son intervention, il serait à mon sens malhonnête de lui prêter une quelconque intention raciste. En revanche, la position bornée, définitive et légèrement inculte de sa contradictrice (fut-elle blanche,noire, jaune ou verte) ne faisait que faire ressortir un manque cruel d’argumentation auquel le vieux prextexte de racisme (c’est fou comme tout le monde a sauté dessus) a opportunément mis fin.
Mais dans ce pays règne une telle dictature de la pensée qu’on se retrouve réduit à un champ lexical de plus en plus limité, soit qu’on risque le pilori du politiquement incorrect ou la froideur du techologisme abscons.
Du coup, en censurant de fait tout discours considéré comme déviant (par la loi ou simplement la réglementation du langage - c’est dingue ça : "réglementation du langage" en 2008), on coupe court à toute dialectique, à tout échange et, partant, à toute évolution de la pensée.
Vous voulez conforter les racistes, les vrais, alors ostracisez-les. Le Pen l’avait bien compris.