Encore une affaire d’une incroyable complexité, de plus si on la remet en perspective dans le cadre de la guerre froide. Celle-ci commence dès 1917, avec des haut et des bas dans l’affrontement Est-Ouest.
L’IS anglaise, pénétrée à fond par les espions travaillant pour le compte de l’URSS, a aussi contribué à neutraliser la négociation entre Canaris le chef de l’Abwehr opposant à H., et les dirigeants de l’Ouest car, si Roosevelt était totalement intransigeant sur l’"inconditionnal surrender" et peu porté sur le côté guerre froide lui-même, Churchill, prévoyant la suite de WWII et appuyé par quelques généraux américains forcenés comme Patton, aurait volontiers adhéré si cela avait été véritablement possible. A Yalta il a été obligé de s’aligner sur FDR, mais à Potsdam, avec un Truman totalement débutant, il relance l’affrontement. Pas de chance pour lui, il est battu aux élections et tout le monde retourne à ses affaires intérieures.
Dans le complot il faut rappeler le rôle de personnages comme Otto John et son frère, et de E. Jünger entre autres. En politique intérieure, si la tentative avait réussi (ref au titre de l’article), Rommel aurait lu un appel à la nation allemande pour rallier la population, et l’auteur de l’appel, c’était Jünger.