Bonjour l’auteur,
j’ai failli tomber de ma chaise lorsque j’ai lu cela. Un "éminent économiste" a dit ça sans rire ? On sents déjà l’homme du passé, directement responsable de la crise dans laquelle nous sommes qui propose un replatrage de façade, et que tout ça continue comme avant.
"Il est toujours possible de drastiquement contrôler le système financier, voir même que l’Etat pilote directement celui-ci, mais cela aurait des effets néfastes sur l’innovation financière et la croissance."
Voila une pure phrase d’idéologie. Pour "l’innovation financière", nous mesurons chaque jour ou elle nous a mené, et pour l’autre innovation, celle des entreprises, encore faudrait-il que ce soit la bourse qui la finance, ce qui n’est dans son immense majorité pas le cas (les entreprises se financent à plus de 80% par le prêt bancaire, et moins de 5% par la bourse. La réalité est que depuis de nombreuses années, la finance fait peser sur l’activité économique une pression qui lui fait subir mort et passion. Tous les plans sociaux, toutes les délocalisations se justifient par la satisfaction pleine et entière des "investisseurs" qui exigent un ROE de 15%, 20% voire plus. Quand il s’agit d’investissement par le financier, les premiers retours sont attendus 12 à 18 mois après, et si il ne sont pas là les sanctions sont immédiates. Pour l’innovation, la bourse n’a jamais servi à rien.
"[les hedge funds] Tous devront se plier aux règles prudentielles en vigueur en échange par exemple de l’accès aux fenêtres de refinancements des banques centrales."
là c’est le ponpon : Institutionnalisons le plan de sauvetage des institutions financières, en d’autres termes, rendons le refinancement par l’état "automatique" en cas de pépins. Quand on a lu ça, on croit avoir révé !
Et tout le reste est à l’avenant, je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’a bout tellement la lecture de cette prose m’a révulsé. Nous avons l’avis d’un éminent économiste, j’aurai préféré l’avis d’un économiste complètement crétin, ça aurait peut-être été un peu plus intéréssant et porteur d’idées nouvelles.