Un psy, c’est comme un cuisinier : les ingrédiants qu’il a à sa disposition (antidepresseurs, anti-psychotiques, benzodiazepines...)lui permettent, à un dosage savant, de faire en sorte que le patient se sente mieux - c’est le coté artistique du métier. Un peu de la même manière qu’un cuisinier fera un plat plus ou moins reussi. Ceux qui n’ont pas l’âme d’artiste se bornent à essayer d’empêcher que le patient se suicide - et c’est déjà pas si mal s’ils y reussisent.
Quand la psychiatrie se mêle d’idéologie, c’est la porte ouverte à tous les abus. Chercher une "âme" dans cet enchevetrement de connections electrico-chimiques qui permettent à un être vivant de se gérer et de disseminer ses genes, c’est sombrer dans un système de croyances obscurantistes. On a cru dur comme fer en Freud, avant de se rendre compte que ses "expériences" étaient en fait des mises en scène, et la psychoanalyse rien d’autre qu’arnaque et manipulation - sans la moindre efficacité thérapeutique. Il est vrai que le cerveau est le seul organe que la médecine observe aussi en absence de toute pathologie. Mais un psychiatre ne devrait jamais oublier qu’il est avant tout médecin, et que son role n’est pas de proposer un mode de vie, mais d’alléger les souffrances.