L’école fait parti intégrente de notre société, ce n’est pas un espace à coté de la société mais bien en plein milieu.
Depuis la maternelle jusqu’à la fac, chaque année les enfants sont soumis à un rituel : la rentrée des classes.
L’état n’a pas d’argent mais pour cette rentrée des classes où le rituel veut que les parents liste en main aillent obligatoirement dans les grandes surfaces pour acheter le nécessaire scolaire.
Pour le commerce, il y a de l’argent. L’état aide les familles, mais cette aide coûte moins cher à l’état que de donner les moyens aux parents par un salaire correcte. L’éducation du futur consommateur commence là, chaque année. L’argent de la C.A.F va directement (ou presque) dans les grandes surfaces.
Qui en a décidé ainsi ? Un élève ne se souviendra pas de la couleur de sa trousse parcontre, ce qu’il n’a pas reçu de savoir à l’école, il le trimbalera toute sa vie car c’est durant la jeunesse que tout se jour dans notre pays. La capacité de savourer un texte de littérature n’est pas inné, il faut l’apprendre dès le plus jeune âge, mais on n’a trop souvent oublié que l’enfant prend ce que les adultes lui donnent, ce n’est pas lui qui choisi.
Il ne faut pas plus d’efforts pour lire ce qu’il y a de meilleur que pour lire ce qu’il y a de moins bon. Mais encore faut-il permettre à l’individu de le découvrir, nous en sommes loin pour une bonne partie de nos jeunes.
Par ailleurs, l’urgence n’est pas de trouver des boucs émissaires, ceux qui décident en trouveront toujours.
Les pédagogues, les enseignants ne peuvent à eux seuls lutter contre la marchandisation de la transmission des savoirs. Les "entreprises" scolaires sont déjà assez puissantes pour imposer leurs intérêts avec l’aide des classes aisées. Pour notre gouvernement actuel, l’école est toujours trop chère, si les gens veulent apprendre à lire de beaux textes, ils n’ont qu’à payé, sinon il y a la télé pour se distraire.