@ Krolik :
Pas d’un iota, je ne savais pas que vous pratiquiez l’Hébreu !
Lorsque je parle de cabinets de radiologie, j’englobe ceux des cliniques et des hôpitaux… ! Non ! Désolé, je ne peux rien dire, sinon faire un livre à publier à titre posthume… !
Une anecdote : Au début de ma carrière, j’ai passé une radio de contrôle des poumons dans un centre de la sécurité sociale.
J’ai failli ne jamais devenir pompier, car il s’en est fallu de peu que je frappe le manipulateur radio !
La scopie est encore utilisée dans des cas spécifiques aujourd’hui, mais, à l’époque, elle l’était systématiquement pour régler l’opacité des clichés.
Un membre du personnel l’appelle pour un coup de téléphone dans une pièce voisine et je reste debout devant l’appareillage de radiographie.
Et là, oh surprise ! (Je voyais l’écran de contrôle en diagonale), ne le voyant pas revenir immédiatement, je bouge passe la main devant mes poumons et je la vois se déplacer. Immédiatement je me soustrais aux rayons X.
Il revient au bout de 2 ou trois minutes et m’engueule pour mettre enlevé de ma position…. ! Il n’avait pas coupé le générateur et croyait que j’étais ignorant du danger.
Inutile de vous dire, que j’ai fait des efforts surhumains, pour ne pas l’emplâtrer !
Mais j’ai fait un scandale, au point que le responsable, un médecin radiologue est venu me calmer. Je ne crois pas que le manipulateur en question soit resté bien longtemps à son poste. C’est vous dire, la compétence de certains personnels et le laxisme qui règne.
Je n’aborderai même pas le sujet des zones prétendument contrôlées et la valeur des écrans de protections pour les manipulateurs, qui pour un certain nombre ne les utilisent pas et pour causes…. !
C’est comparable aux chercheurs des CNRS, qui laissent leur dosimètre aux vestiaires, pour éviter leur exclusion pour limite d’absorption.
Les négligences sont partout, l’industrie électronucléaire n’a pas d’exclusivité en la matière.
Même chez nous et malgré la solidarité et les multiples contrôles, ils nous arrivent de commettre des erreurs, mais, nous les payons cash, par des blessés ou des morts.
Le nucléaire a la caractéristique de pouvoir tuer à de grandes distances, à longue échéance, d’être furtif, c’est un assassin qui laisse rarement des traces, sauf en cas d’accident majeur et encore….
Bonne nuit.