Prétendre que "les pauvres n’aiment pas se former" est évidemment caricatural et assez largement faux.
Il n’en reste pas moins, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire en commentant l’un de vos articles, que l’appétit pour la formation est directement proportionnel, dans la plupart des entreprises, à la position des employés : plus l’on descend dans la hiérarchie, moins la demande est forte ; plus on monte, plus cette demande est pressante.
Il s’agit là d’une constante que j’ai pu observer lorsque j’étais en fonction dans ce domaine d’activité, y compris au sein d’un Fongecif dont j’étais administrateur.
Et cette réalité vaut non seulement dans le privé, mais également dans les services publics où les responsables hiérarchiques sont pourtant nettement plus légitimistes et beaucoup mieux disposés à donner suite aux demandes qui leurs sont présentées par les employés ou par les élus.
Ce point précisé, je suis n’en suis pas moins d’accord avec la nécessité sinon de rendre le DIF obligatoire mais d’obliger les entreprises à en faire connaître les modalités et les finalités à leur personnel.