Je trouve de plus en plus surréaliste le débat franco-français sur la relance et l’avenir
du nucléaire (ailleurs que chez nous).
La messe est dite. On sait qu’en europe comme aux USA le potentiel des économies
d’énergies varie entre 1/4 et plus d’un tiers de notre consommation actuelle et que c’est
pour la plupart des décideurs l’investissement le plus rentable. Voir aux USA le programme
d’Obama ou le nucléaire (malgré une tentative) a été rejeté du plan de relance.
Ensuite pour des raisons ECONOMIQUES on préfère les renouvelables partout car ce
sont des sources décentralisées (l’avenir de la production énergétique selon Amory Lovins
par ex), immobilisant peu d’investissements (comparé au nucléaire) et que leur coût
n’arrête pas de baisser (production en grande série et marché mondial contrairement au nucléaire).
Des projets solaires dépassant le GWc sont lancés en ce moment et l’essor pris par l’éolien
est irratrappable par le nucléaire.
Je doute peu que les socles en béton des actuelles éoliennes soient réutilisés pour d’autres
éoliennes dans 15 ans par ex et remettre les sites en état sera moins problématique qu’avec
le nucléaire et plus rapide... Entre 1000t de béton d’un côté et 10t de matériaux radioactifs
de l’autre, le choix est vite fait.
Il suffirait d’une guerre ou un attentat pour comprendre notre extraordinaire vulnérabilité
liée aux centrales nucléaires. Sauf dans l’espace, c’est une énergie du passé, de la centralisation,
des producteurs d’un côté et des consommateurs de l’autre, des méga-délires financées par
les Etats, de la stratégie "tous nos oeufs dans le même panier", une insulte au bon sens et
à nos intérêts vitaux.
Tant pis pour la France. Les autres ont évolué, eux...