Tout a commencé sans qu’on y prenne garde. En 1981, chacun se réjouissait que le président Mitterrand célèbre la mémoire des illustres ancêtres, Schoelcher, Jaurès ou Moulin. Quelques entrées au Panthéon (Curie, Dumas...) contribuèrent à unir tous les Français autour de leur Histoire commune.
Il y a eu d’abord une provocation du quotidien Le Monde. En 1979, il a ouvert ses colonnes à un psychopathe, Faurisson, qui se faisait fort de démontrer que la Shoah n’avait pas eu lieu.
Sous prétexte d’enrayer les idées « négationnistes », on en est arrivé en 1990 à une première loi, la loi Gayssot, qui prescrivit des sanctions pénales contre les personnes qui mettraient en doute la réalité d’un génocide.
À la différence des autres grandes nations européennes, la France ne coule pas de l’évidence. Il y a mille ans, rien ne prédisposait à vivre ensemble les Basques, Bretons, Flamands, Corses, Alsaciens, Occitans...
Cette fondation s’est faite le plus souvent dans la violence (guerres seigneuriales, Cathares, guerres de religion, Révolution, Vendée, Commune, colonisation...). Pareille violence n’est pas l’exclusivité de la France mais le sort commun à toutes les grandes entreprises historiques. Aussi ne sert-il à rien de s’en affliger et s’en repentir.
Il importe davantage de regarder l’avenir et ce qui nous unit, en particulier notre langue et les pages glorieuses de notre Histoire commune...
L’Histoire de France est, avec la langue française, le ciment qui préserve l’unité de la communauté nationale, dans les limites de l’hexagone et de ses dépendances d’outre-mer.
Enfants d’immigrés récents ou Français de longue date, nous sommes tous, comme lui, les fils spirituels des constructeurs de cathédrales, des combattants de Bouvines, Valmy et Verdun, de Montaigne et Victor Hugo. Souvenons-nous-en.. Puissent nos élus l’entendre et reprendre leurs esprits.....
Mes condoléances à la famille de Cécile.
A ses parents dont la vie à implosée ce 22 Février, je leur souhaîte de pouvoir se reconstruire un jour comme tous les parents du monde qui perdent la chaire de leur chaire.
maharadh