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En réponse à :


wesson wesson 7 mars 2009 22:11

@l’auteur,

Bonsoir M. Santi,

"Pourtant, il y a nationalisation et nationalisation, la première catégorie appartenant au palmarès de dirigeants tels que Lénine, Chavez ou Mitterrand et émanant de la conviction contre nature selon laquelle l’Etat est capable de gérer les entreprises importantes du pays avec plus de succès et d’efficacité que le secteur privé."

ça, je ne peux pas laisser passer. Vous amalgamez les actes de 3 leaders politiques de 3 époques différentes, et dans 3 situations différentes, et qui ont donné 3 issues différentes :

LENINE :
tout d’abord la révolution bolchévique n’est pas allé sans poser quelques problèmes aux pays occidentaux de l’époque, ou comme vous ne l’ignorez pas le néolibéralisme le plus débridé régait en maître. La nationalisation en 1918 de toute l’industrie s’étant fait à l’encontre des propriétaires principalement étranger, il n’en fallait pas plus à des pays comme la France, le Japon, l’Angleterre et les Etats Unis pour soutenir et entretenir une guerre civile en Russie, les tsaristes (les blancs) contres les bolchéviques (les rouges).
Une fois la guerre civile passé et les tsaristes et leurs alliés défait, Lenine a entrepris en 1922 un assouplissement du régime, notamment avec le retour d’un capitalisme limité lors d’une nouvelle economie politique (NEP). Sa mauvaise santé l’a contraint à quitter totalement la politique en 1923 (il est mort en 1924), laissant sa place à celui qui n’était rien d’autre qu’un fou sanguinaire, Staline.
Concernant les nationalisations, elles ont dans ce cas pris la forme d’une expropriation pure et simple.

CHAVEZ :

Chavez, comme Evo Morales, c’est fait élire au pouvoir sur un programme de nationalisation de leur industries énergétiques. C’est donc en toute logique qu’ils ont appliqué la politique pour laquelle ils se sont fait élire. Je vous renvoi à l’article suivant pour vérifier que tout ne va pas si mal que cela dans le venezuela de Chavez. En attendant, les nationalisations vénézueliennes n’ont pas été des expropriations pures et simples, comme le furent celles de lenine. Les propriétaires ont été payés pour leur bien, et au prix du marché. Nuance !

MITTERAND :

Les nationalisations de Mitterrand étaient dans son programme électoral (les 110 propositions ...), et aussi dans un programme commun de gouvernement élaboré en 1972. Bref, là aussi il s’est fait élire sur ce programme, normal qu’il le fasse. Petite parenthèse : ces nationalisations ont couté 39 milliards de francs à l’état en compensation, plus dans le lot des entreprises nationalisés, il y avait toute la sidérurgie et l’industrie minière, qui n’était déjà plus rentables. Bref, Mitterand a fait des nationalisations en trompe l’oeil, déjà pour éponger les dettes abyssales de groupes privés, et en payant tout cela au prix fort. De toute manière, avec Mitterand toute la gauche s’est faite arnaquer comme des bleues, car c’est lui qui a fait rentrer tout le libéralisme en france, notamment avec les lois de dérégulation financières de 1986. Pas étonnant de la part d’un mec qui avait pour ami Jacques Seguela, dont on sait qu’il mesure la réussite au prix de la tocante que l’on peut s’accrocher au bras. En tout cas, d’avoir été cocu à ce point avec Mitterand, le parti socialiste en paie encore à ce jour le prix !

donc, pour faire court, les nationalisations de lénine - faites sans contreparties - se sont traduites pas une guerre civile entretenue par les ex propriétaires, qui ont débouché sur une dictature sanglante d’un fou (Staline). Les nationalisations en trompe l’oeil de Mitterand ont couté un paquet à la France, mais en définitive, c’est ce président qui a fait rentrer le libéralisme en France, et a commencé le détricotage des acquis sociaux. Et pour Chavez, les nationalisations - avec indemnisation des propriétaires - se sont traduites par des avancées sociales très significatives pour le peuple vénézuelien.

Ce qui me permet donc de penser que en matière de nationalisations, on peut dire tout et son contraire, mais que bien faites, on peut en tirer un indéniable intérêt pour son pays.

En tout cas, votre propos est bètement dogmatique, mais là encore je ne m’etonne guère lorsque provenant d’un ex-banquier devenu trader.

votre article est raté, vous avez mélangé tout et n’importe quoi.


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