Bonsoir à tous - et surtout à mes interlocuteurs habituels (qui se reconnaîtront !)
Je crois qu’on s’éloigne du fond du problème. On a surtout affaire à un tel repli sur soi qu’on oublie que la meilleure réponse à un climat de violence c’est d’intervenir dans la mesure du possible. Fouad nous rappelera que dans les sociétés plus traditionnelles des racailles qui f...tent le souk sont rapidement ceinturés par les passants. Mais je reconnais que le facteur tribal (et même familial) est indéniablement présent. Dans un square à côté de chez moi c’est deux ou trois fratries d’Africains, dont des très jeunes, qui régulièrement tabassent et rackettent de petits Arabes. Et le gardien du square, un trentenaire balèze, refuse d’intervenir contre ces gamins de dix ans... Peur des grands ? J’menfoutisme ? Je sais qu’en GB le ministre de l’intérieur a récemment affirmé qu’on ne ferait aucun progrès si des adultes ont peur de reprendre des pré-ados excités.
Indéniablement une psychose aussi - l’autre soir à la Gare Saint Lazare j’essayais de changer une résa à l’espace vente avec un autre voyageur (style jeune homme en costard), la « Chef » nous a fermé le guichet au nez en gueulant que c’était fermé (juste 22h) et quand on a rouspété (j’ai qualifié les agents de ’caricatures’) a menacé d’appeler la police, et un type de la sécurité est arrivé en roulant les mécaniques. On aurait dit qu’à leurs yeux nous étions Billy le Kid flanqué de Jesse James... La moindre situation potentiellement conflictuelle rend hystérique toute une partie de la population.