La philosophie seule a ses limites, face à des financiers aguerris et qui cherchent activement la moindre activité humaine dont ils pourraient s’arroger le bénéfice. Eux n’hésitent pas à se bouger et à comprendre comment les choses s’organisent.
Alors en face, il faut aussi oser retirer le brouillard dont ils entourent leur « domaine réservé » de la savante finance, et ne pas hésiter à renverser la vapeur. Je vous trouve bien rêveurs et fatalistes.
Pour l’instant, en effet, la seule initiative citoyenne contre ce système financier a échoué : on a voté NON au traité européen, les politiciens ont voté OUI à notre place. Mais que je sache, il y a des élections européennes bientôt, les députés européens doivent être interpelés pour exiger que l’Europe s’affranchisse du secteur financier.
L’Amérique du sud l’a fait, et pourtant elle était sous la coupe du FMI, de la Banque Mondiale, des USA, et de sociétés espagnoles comme Repsol. Ils ont rendu les dollars à ces gens, ils ont créé leur propre banque, et ça va mieux. Ils ont rappelé que leurs richesses étaient à eux (Evo Morales a été intraitable avec Repsol : c’est à nous, on vous autorise à travailler, ou si vous n’êtes pas contents vous partez). Serions-nous plus bêtes que les Sud-Américains pour ne pas oser faire face aux financiers ? Sont-ils tellement forts qu’ils ont pu le faire alors que nous ne pourrions même pas l’envisager ?