Article superbe et courageux. Certains commentateurs semblent n’avoir rien compris et c’est normal car la candidature de Dieudonné nécessite de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez... Et notamment, de ne pas prendre pour argent comptant tout ce que disent les médias !
Rien à voir mais j’ai trouvé cette perle dans le journal
Le Monde du 23 mai 2009 :
« L’antisionisme militant renvoie à l’antisémitisme. Il permet de mobiliser un fond antisémite tel qu’on le trouve en partie dans le Front national — dont Dieudonné agrège des éléments à son équipe —, et, de manière plus radicale, dans le négationnisme — dont il courtise l’un des principaux militants, Robert Faurisson. » Qui parle ? Vincent Duclert, historien (
lien). Voilà un parfait contre-sens : Duclert n’a pas compris que l’antisémite veut chasser les Juifs
d’ici, tandis que l’antisioniste veut une solution politique
là-bas de façon à apaiser les tensions communautaires
ici. C’est exactement le contraire.
Dans le reste de l’article, Duclert dresse un bref tableau historique de l’antisémitisme en France en commettant l’exploit de ne jamais évoquer l’État d’Israël ni les douleurs qu’il inflige depuis 60 ans au peuple Palestinien, absence suggérant qu’il est impossible (interdit ?) de remettre en cause le projet sioniste. Ceci confirme l’intérêt de la liste de Dieudonné et la nécessité qu’un débat démocratique ait lieu, 60 ans après la création d’Israël, pour tirer le bilan de cette création et déterminer si la direction prise jusqu’ici a été la bonne.