Lola Lafon, Une fièvre impossible à négocier
Or il n’y avait aucun combat. La Justice lui accordait une mascarade symbolique avant de se débarasser d’elle, de son histoire, de son corps violé banalement comme plein d’autres dont on n’a rien à faire tant qu’elles ne sont pas mortes, au moins. [...]
Voilà, ça a été vite après. Une ordonnance de non-lieu a été rendue mais l’avocat a dit que ce n’était pas « négatif, mademoiselle, pas du tout, ils reconnaissent l’existence de l’infraction... Mais hélas ils n’ont pas assez de preuves pour poursuivre ». [...]
Je ne voyais pas ça comme ça.
« Ce fut comme une dénégation de toutes choses du ciel et de la terre, qu’on peut nommer désenchantement ou si l’on veut désespérance ; [...] De même que ce soldat à qui l’on demanda jadis : à quoi crois-tu ? [...] Ainsi la jeunesse de France, entendant cette question, répondit la première : A rien. » Alfred de Musset
Lola Lafon, Une fièvre impossible à négocier