Je suis partagé sur le sujet. Je crois, contrairement à Gazi et mcm, que l’auteur a bien mis en garde contre les limites de cette ouverture, et du danger de mettre des incompétents en poste (le cas Dati est caricatural).
Harlem Désir et consorts, c’est une manière de cantonner des ethnies au rôle d’auxiliaires et d’animateurs. Que le PS nous sorte par exemple un « économiste en chef » noir ( ce qu’ a été Strauss-Kahn dans ce parti), on en reparlera. On ne veut pas d’une pitance qui enferme, un arabe dirigeant des immigrés du PS, comme les partis ont leurs organisations de jeunesse (l’idée étant qu’ils ne sont pas solubles avec les autres, car intrinsèquement moins capables).
Je rejoins mcm sur l’absence de propositions dans cet article, comme Gazi, j’ai des soupçons sur Amara.
Je suis farouchement hostile, de toute manière, à ce système de représentativité ethnique ou de quotas. Il faut traiter la cause, pas le symptôme, et si la société française avait plus de fluidité sociale, le problème de la représentativité des minorités se poserait beaucoup moins. Il ne faut voir en chacun qu’un citoyen comme un autre, et faire en sorte d’appliquer effectivement ce simple postulat de départ à toute la complexité du corps social.
Mais ce serait un autre débat, et à partir d’un article plus étoffé.