Autant je suis d’accord sur votre titre, comme sur la majeure partie de votre analyse et du rôle des avocats d’affaire« .
Autant je suis d’accord sur la montée en puissance des rentiers, aussi nombreux en 2005 qu’en 1913.
Autant je ne peux laisser passer votre première phrase : »les brevets ont toujours existé« . C’est totalement faux ... et heureusement d’ailleurs !
Je ne saurais trop vous conseiller : »
« Des brevets et des marques. Une histoire de la propriété industrielle »
Alain Beltran, Sophie Chauveau, Gabriel Galvez-Behar. Fayard, Paris, 2001
ou encore l’article de Wikipédia sur le sujet :
« C’est avec l’avènement du libéralisme et du machinisme au Royaume-Uni que vont véritablement naître les premières législations en matière de copyright et de brevet aux XVIIe et XVIIIe siècles. À la même époque, on voit aussi se développer le débat en France. »
s’il y eut bien quelques exceptions auparavant ... ce furent vraiment des exceptions ponctuelles.
Il faut bien comprendre que jusqu’aux révolutions européennes, française en tête, la notion même de propriété était limitée à ce que nous nommons aujourd’hui l’usufruit. Dans les sociétés christianisées, et la quasi-totalité des autres, le propriétaire ultime de toute chose était Dieu, ou les dieux dans d’autres organisations sociales, au travers de leur représentant sur terre (le roi, l’empereur ou le pape ..., qui pouvaient se voir lâcher par la puissance supérieure.
En affirmant la notion du droit inaliénable à la propriété dans son article final, adopté après un débat acharné, la déclaration des droits de l’homme établi ce droit pour la première fois dans l’histoire.