@ pigripi,
« C’est un fait ...théorique car tant que les propriétaires ont la capacité de rembourser, ils n’ont pas à vendre leur maison. »
Certes, d’autant plus qu’ils ne peuvent pas vendre car ils auraient à apporter la différence entre leur emprunt et le prix de vente (plus bas) immédiatement. Mais il est inévitable qu’une certaine proportion des emprunteurs en « negative equity » vont arrêter de payer leur mensualité, puis décider de quitter leur maison (walk away). Il existe des statistiques sur la question, je ne les retrouve pas immédiatement, mais je dirais qu’entre 20 et 50 % des emprunteurs en « negative equity » feront le choix de partir. Donc, entre 10 et 25 % des maisons seront saisies, inhabitées ou squattées. De quoi transformer des quartiers entiers en zones pourries et dégrader, cette fois très visiblement, le tableau que l’auteur nous dépeint.
"Par contre, c’est un frein aux crédits hypothécaires et peut être au
crédit en général si les salaires sont insuffisants. Donc un frein à la
consommation de biens d’équipements, de services de santé et de loisirs."
Vrai. Une étude a montré que, chaque année, les américains empruntaient, pour les consommer, 800 milliards de dollars sur l’augmentation de valeur de leur maison (Mortgage Equity Withdrawal, MEW). Cette source de consommation est évidemment complètement tarie.