Il ne s’agit en aucun cas de simples
conflits conjugaux, mais bien d’un acte punissable par la loi, portant
atteinte à la liberté et aux droits de l’Homme,
dénoncé par l’ONU et le Conseil de l’Europe.
Coups de poings, gifles, blagues humiliantes, séquestration,
étranglement, brûlures, coups de couteau, fractures,
sévices sexuels, sarcasmes, harcèlement, dénigrement,
ordres contradictoires, éclats de voix, mépris,
tortures, mutilations, roulette russe, menaces, destruction
de biens...
La
violence conjugale est, dans une relation privée ou
privilégiée, une atteinte volontaire à
l’intégrité de l’autre, une emprise,
un conditionnement dont il est difficile de sortir lorsqu’on
en est une des victimes.
L’homme
violent avec sa compagne n’est pas systématiquement
un alcoolique, un rustre, une personne issue de milieu défavorisé,
un personnage autoritaire ou violent avec tout le monde. Très
souvent l’homme violent n’est pas soupçonnable,
il ressemble à monsieur tout le monde, votre voisin
de palier, l’homme courtois qui rend service à
tous dans le quartier ou le village, ce séducteur à
qui personne ne résiste, le cadre dynamique que toutes
et tous trouvent fantastique, ce chef d’entreprise performant,
l’homme aux multiples responsabilités, l’homme
dont la fonction force le respect...
La
femme victime de la violence de son compagnon n’est
pas nécessairement une personne sans ressources. C’est
peut-être votre collègue de travail, cette chaleureuse
commerçante, cette enseignante, votre médecin,
cette jeune cadre dynamique à qui tout semble réussir...
et dont on ne soupçonne pas l’enfer quotidien.
L’isolement, la honte, le poids des idées
reçues, les sentiments de culpabilité et d’échec,
plongent les victimes dans le silence, les empêchent
d’agir et d’envisager une issue à la souffrance.
Et elles restent... jusqu’à qu’il soit trop tard parfois !
Au même titre que la maltraitance des enfants, les femmes victimes de violences conjugales doivent nous faire réagir...SEULES,ELLES NE S’EN SORTENT QUE TRES RAREMENT !
Alors ne soyons ni complices, ni aveugles : essayons de « voir » l’insoutenable, et d’aider la victime, par tous les moyens possibles !