La caricature aurait été de dépeindre Mahomet comme un humaniste ...
Les religions ont une histoire, voire un présent, qui justifie amplement leur critique :
« Tant est grand le pouvoir qu’a la religion d’inciter au mal. » Lucrèce, De la nature, I.
« Notre religion est faite pour extirper les vices ; elle les couvre, les nourrit, les incite. »
Montaigne, Essais, II, xii.
« La croyance d’un Dieu fait et doit faire presque autant de fanatiques que de croyants. Partout où l’on admet un Dieu, il y a un culte ; partout où il y a un culte, l’ordre naturel des devoirs moraux est renversé, et la morale corrompue. Tôt ou tard, il vient un moment où la notion qui a empêché de voler un écu fait égorger cent mille hommes. Belle compensation ! »
Denis Diderot, lettre à Sophie Volland, 6 octobre 1765.
« Ce n’est plus ni aux genoux d’un être imaginaire, ni à ceux d’un vil imposteur, qu’un républicain doit fléchir ; ses uniques dieux doivent être maintenant le courage et la liberté. Rome disparut dès que le christianisme s’y prêcha ; et la France est perdue s’il s’y révère encore. »
Marquis de Sade, « La philosophie dans le boudoir », V.
« Si forte est la violence de dogmes religieux tôt inculqués, qu’elle peut étouffer la conscience morale et finalement toute pitié et toute humanité. »
Arthur Schopenhauer, Sur la religion, § 174.
« La croyance prolongée en une entité divine manifestement absente provoquait en eux [les saints] des phénomènes d’abrutissement incompatibles à long terme avec le maintien d’une civilisation technologique. »
Michel Houellebecq, La Possibilité d’une île, DANIEL 24,6.