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Kali 16 octobre 2009 11:24

5 :

"Seulement, les lobbys pro-anglais sont monstrueusement influents et empêchent tout débat européen à ce sujet, sous couvert du mantra « multilinguisme » (à répéter jusqu’à en être convaincu)."

Preuves ?

  "La réforme de l’enseignement des langues dont nous avions tracé les contours existe déjà pour partie en Espagne (doc en pdf)  :

« Une alternative impliquerait de mettre l’accent de l’apprentissage des langues sur des institutions d’apprentissage hors du cadre formel de scolarisation. Cela se produit en Espagne, où la diversification linguistique prend place pour l’essentiel au travers du réseau de plus de deux cents écoles de langues périscolaires subventionnées, ou Escuelas Oficiales de Idiomas (EOI). Ces établissements offrent au public, y compris aux élèves de l’enseignement secondaire, une pluralité de langues européennes et noneuropéennes : dès l’âge de 14 ans, les élèves peuvent apprendre une nouvelle langue étrangère, et à partir de 16 ans, ils peuvent poursuivre l’étude d’une langue entamée à l’école. »

Je partage l’avis européen qu’il faut libéraliser l’enseignement des langues, ou mieux : le libérer  !


Que le choix de la ou des langues étrangères à étudier soit totalement libre, parmi une large palette de langues, pour valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 au bac pour tous) et un niveau A2 dans une deuxième. Une telle réforme serait plus facile à mettre en place qu’on pourrait le croire, quasiment à coût constant."

Ca c’est une idée concrète, pas comme ce que dit Sarko
 
"Car rappelons que le coût du tout-anglais est extrêmement élevé, un montant gardé jalousement secret - assistants natifs, TICE, stages Darcos, manuels divers, validation par Cambridge, stages chez les familles anglophones (cet été en Bretagne, 450€ la semaine), subventions régionales, tout ceci rapportant beaucoup à la GB, directement ou indirectement."

Attention, on est à la limite de la théorie du complot,

"Le deuxième rapport sénatorial Legendre, huit ans après la série de recommandations faites dans le premier, reconnaît (poliment) l’échec total de la politique des langues – hormis pour les tenants du tout-anglais :

« Or, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes, et la distorsion n’en est que plus flagrante entre les plaidoyers officiels et l’observation de leur traduction concrète. Aussi, tout en s’inscrivant dans la continuité des réformes entreprises, le ministre actuel Luc Ferry reconnaît également la nécessité de mener une politique plus volontariste en ce domaine.
En effet, la tendance au resserrement de l’offre linguistique s’est confirmée au fil des années : le tropisme vers le choix anglais - espagnol tend à marginaliser de plus en plus la part dévolue aux idiomes de nos partenaires européens ou de grands espaces mondiaux. »

Le rapport conclut en s’interrogeant : 
« (...) le Président de la République n’a-t-il pas rappelé, au nombre des défis adressés au système scolaire, la nécessité d’améliorer et renforcer l’enseignement des langues ?
A partir d’un état des lieux du paysage linguistique scolaire actuel, il s’agit de s’interroger sur les blocages auxquels se heurtent les velléités de diversification affichées par les ministères successifs, (...) Au-delà de tout effet de palabre, il est aujourd’hui primordial et urgent de se donner les moyens de mener une véritable politique de diversification, ne cédant ni au fatalisme ni à la facilité, et fondée sur un enseignement rénové. Les enjeux méritent un engagement alliant volontarisme et persistance. Bis repetita placent...
L’enseignement des langues vivantes ne saurait passer à côté du défi de la diversification, pour que vivent les langues, toutes les langues, régionales, minoritaires ou les plus parlées... »"

Ben certains décideurs ont oublié leur cerveau chez leur pute.

« Dans ce rapport on voit bien les questions, mais où sont les réponses ? »

Cela a toujours été comme cela en France, c’est un concours national même

"Notre proposition de réforme  :

Au primaire, choix entre quatre options
 : 1. anglais ou tout autre « grande langue » disponible 2. langue régionale 3. Programme Evlang d’éveil aux langues européennes, aux différents alphabets 4. Espéranto.


Pour l’anglais et les grandes langues, un enseignant peut tourner sur plusieurs écoles primaires. Pour Evlang, un enseignant intéressé peut s’en charger après quelques stages, car il utiliserait un riche support pédagogique. Pour l’espéranto, l’enseignement est largement plus facile que pour les langues classiques et le PDE (instit) tournerait là encore sur plusieurs établissements.

Au secondaire : libre choix de langues, parmi celles proposées dans l’établissement, ou à l’extérieur, dans les associations parentales (type aide aux devoirs), les boîtes privées, les Instituts de langues gérés par les pays étrangers, et les familles (ce qui serait une vraie valorisation des langues de l’immigration.
 
Seule obligation : valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 pour tous les bacheliers), A2 dans une autre.

L’aspect culturel, inévitable critique des langues vues sous le seul angle de la communication, peut être élaboré par l’Éducation nationale, sous la forme d’un programme mis à disposition sur Internet, sous réserve d’être réaliste, correspondant à ce que les élèves savent réellement de la culture anglophone en terminale...

La validation du niveau restant dans tous les cas l’apanage de l’Éducation nationale. Les progrès technologiques sont tout à fait adaptés à une telle réforme, les fameuses TICE (technologies de la communication, visioconférences, etc.), comme on le voit dans cet article de La dépêche.

Encore une fois, la question des langues n’est nullement pédagogique, mais politique : le tout-anglais ou la diversité, l’anglais obligatoire ou le libre choix de ses langues étrangères.
Sous couvert d’innovation pdagogique et de plan d’urgence pour les langues, d’enseignement de l’hsitoire dans une langue étrangère (laquelle ?!), c’est bien vers le tout-anglais qu’on nous dirige, de la maternelle à l’université. Rappelons que l’UE n’utilise que l’anglais dans ses relations avec le reste du monde (hormis un chouia de français dans nos zones privilégiées), que notre président a un fort tropisme étatsunien, une politique atlantique affirmée, qu’il fait ses courses à pied en tee-shirt du LAPD, à moins que ce ne soit le FBI... Un détail ? Voire...

Libérez les langues vivantes !"

Très beau programme en effet, mais peut réalisable en réalité. Car la plus part iront vers l’anglais. Pour qu’il marche il faudrait une coordination entre différents pays et une publicité monstrueuse pour les langues régionale, evlang et esperanto.

Bon pour résumer : article très mal organisé, teinté d’anglophobie.


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