Les élections sont une question posée au peuple.
Lorsque la question est : Voulez vous de ce traité, la réponse est claire et net : c’est NON.
Lors de l’élection présidentielle, la question est : Voulez vous d’un tel ou d’un tel comme président de la République ? La réponse est tombée, nous voulons Sarkozy pour 5 ans.
Avec votre raisonnement, comme 100% des candidats arrivés en tête était pour le traité avant le référendum, 100% des électeurs devaient l’être aussi. Vous ne le croyez pas vous même, n’est ce pas ?
Les responsabilités du président de la République sont encadrées par la Constitution qui est la loi organique de notre république. En aucun cas, le Président n’avait le droit de revenir sur une décision du peuple sans repasser par un référendum. Il s’agit d’une forfaiture (ce n’est pas la seule). Qu’elle soit perpétrée avec la complicité d’opposants n’y change rien. Que Sarkozy ait contourné les obstacles constitutionnels en prétendant que le traité n’est pas identique est, en soi, un aveu.