Je me trompe peut-être, mais ces principes qui feraient la spécificité de l’identité nationale me semblent partagés par de nombreux autres pays ; ils n’ont peut-être pas inscrit l’égalité et la fraternité aux frontons de leurs établissements publics, mais les pratiquent bien souvent mieux que nous. Telle qu’elle est posée, la question de l’identité nationale ne porte pas sur la recherche de points communs et unificateurs, mais au contraire, sur l’identification de ce qui nous sépare des autres « identités ». Dans la question est déjà contenue la réponse. C’est pour cela qu’il s’agit d’un débat qu’il faut refuser.