Bonjour Catherine.
Merci pour vos articles que je lis avec beaucoup d’attention. Une de mes plus grandes peur, c’est d’être un jour sollicité pour autorisé ou non un prélèvement d’organe sur un de mes proches.
Je vais peu être paraitre un peu naïf mais j’ai peur de l’erreur.
Je m’explique. J’ai beau me documenter sur la mort encéphalique et sur le coma, je trouve la barrière qui les séparent extrêmement fine. La médecine peut-elle nous assurer aujourd’hui, avec une absolue certitude, qu’une personne en état de mort cérébrale n’a aucune chance de « revenir » vers un coma ou même de reprendre conscience ? La certitude que si les soins paliatifs sont stoppés la personne decède ? La certitude que même en maintenant les soins pendant des années il n’y ai aucune chance que son étât s’améliore ? Voilà ma plus grande peur. D’éliminer la dernière chance, aussi infime soit-elle, à cette personne de « revenir » à la vie.
Vous avez certainement attendu parlé de ce belge que l’on croyait dans le coma alors qu’il était parfaitement conscient. Comment est ce possible qu’il est passé tant d’année dans cet etât ? La médecine moderne comprends t’elle le fonctionnement de notre cerveau aussi bien qu’on le croit ?