Quelques unes des singularités du Coran :
Il conviendrait vivement - en guise de prélude à ce qui viendra - de préciser en que le Coran n’est pas une Encyclopédie
Scientifique, j’ajouterai (pour que cela se le précise davantage dans les esprits de certains) que le prophète Muhammad (que le Salut de
Dieu soit sur lui) n’était pas un scientifique mais quelqu’un
d’analphabète, et aimerait rappeler - de plus - qu’à l’époque de la
révélation du Coran la Science n’était pas très poussée ni ne
ressemblait à celle d’aujourd’hui, et que dans ladite géographie, celle
de l’Arabie, le savoir des civilisations contemporaines n’avait pas
pénétré en profondeur le désert arabique à cause de l’austérité
climatique du paysage (qui explique le désintérêt militaire des
sociétés conquérantes envers ladite région) et à cause du mode de vie
majoritairement nomade s’y manifestant (malgré la présence de quelques
grandes cités là et là // La Mecque était une assez importante ville //
Le prophète n’était pas un bédoin comme s’abaissent à le qualifier
certains incultes primairement islamophobes).
Dans la conception
islamique, on ne prétend pas que tous les prophètes étaient accompagnés
de miracles, mais juste quelques uns ; le miracle n’est pas
indispensable pour convaincre de l’origine divine d’un message livré
par un prophète ; c’est la nature réformatrice du message (appelant au
retour à la religion originale et originelle) qui est l’essence même de
l’apostolat. Le miracle n’est pas donc systématiquement immanent à
l’apostolat, par contre il peut - quand il est accordé par Dieu à un
prophète - servir à appuyer l’apostolat lorsque le crédule devient
aveugle au message.
Ainsi donc
(comme d’autres prophètes) Moïse avait ses miracles, ainsi que Jésus ;
qu’en était-il de Mohammad ?!! (que le Salut de Dieu soit sur eux tous)
Le miracle du prophète Mohammad est bel et bien le Coran.
Comment comprendre cela ?!!!
Les musulmans font observer que chaque prophète était doté d’un miracle
qui dépassait la nature des champs dans lesquels excellait la société
où il vivaient.
Moïse vécu dans une société qui
accordait de l’excellence à la magie (il ne faudrait pas penser au
génie du bâtiment // l’ingénierie architecturale était vouée
essentiellement à servir l’ésotérisme pratiqué tout autour de la
famille royale). Les miracles de Moïse lui permirent de vaincre la
magie à laquelle la cour du pharaon eut recours pour défier les
revendications apostoliques de celui-ci : son bâton engloutit les
sortilèges des magiciens, il envoya les 9 plaies sur l’égypte, il
fendit la mer pour y ouvrir un passage aux fuyards, et nourrit son
peuple 40 années dans le désert (par la volonté de Dieu).
Jésus vécut dans une société à qui
les civilisations grecques et romaines apportèrent leur sciences du
raffinement. Les miracles de Jésus lui permirent de vaincre ce que la
science de l’époque ne pouvait vaincre : il guérit le lépreux,
l’aveugle, le tétraplégique, et même redonna vit à Lazare (toujours par
la volonté de Dieu). Sa naissance même était miraculeuse
(scientifiquement en l’appelle parthénogenèse // d’ailleurs, la
parthénogenèse existe bel et bien dans la nature, Dieu ne fit que la
translater vers celui le monde des hommes).
Mohammad quant à lui vécu dans une
société (pas assez civilisée mais) qui accordait une haute importance à
la qualité de la langue et à la force du langage. Le miracle de
Mohammad fut le Coran. Complètement illetré, Mohammad parvient à
révéler un Livre dont la richesse linguistique, rhétorique et poétique
atteignit le paroxysme de la littérature, dont la beauté lyrique du
style, la profondeur du discours, la grâce, l’exhaustivité et la
quintessence des sens s’avérèrent inimitables.
Voilà le témoignage d’un occidental qui appris la langue arabe pour traduire le Coran :
« Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et
proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement,
la rhétorique sublime du Coran arabe, j’ai éprouvé toutes les peines à
maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le
message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement
parmi les plus grands chef-d’œuvres littéraires de l’humanité
... Cette caractéristique particulière, cette « symphonie inimitable »
- ainsi que le Croyant Pickthall décrit dans son Holy Book « dont les airs poussent les hommes à l’extase et aux larmes »
- a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents ;
ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit paraît
terne et plat par rapport à l’original, somptueusement orné »
Arthur J. Arberry, The Koran Interpreted, London. Oxford University Press. 1964 p. X.
Arthur J. Arberry et Pickthall tous deux se convertirent à l’Islam à
l’issue de leurs tentatives respectives de traduction du Coran.
Le Coran représente le summum de la littérature arabe. Et il en est indétrônable.
Aucun autre texte n’a un aussi grand poids émotionnel au point de faire
pleurer ses lecteurs et/ou auditeurs à chaudes larmes.
Voilà ci-dessous l’un des aspects rendant le Coran inimitable et indétrônable :
L’alphabet de la langue arabe contient 28 caractères, qui ne sont tous
que des lettres. Les consonnes y sont absentes ; elles sont
représentées par des signes diacritiques qui sont dessinés sur ou sous
la lettre (d’où d’ailleurs un certain gain d’espace dans l’écriture des
textes).
Les mots en langue arabe sont basés
sur des racines (radicales) trilitères, càd composées de trois lettres.
De ces dites racines trilitères sont extraits tous les mots du
vocabulaire arabe par le jeu de nombreux calibres structurels (ce n’est
pas là le lieu ni l’occasion pour en donner des illustrations), d’où
provient l’extrême richesse et exhaustivité du vocabulaire arabe.
Une étude récente qui a souligné que le total des radicaux trilitères s’élève, dans la langue arabe, à 4814 (de ces radicaux peut être dérivée une série incalculable de mots).
On
en trouve 1640 dans le Coran ; ce qui correspond à 34% du total recensé
dans le célèbre dictionnaire de l’arabe classique « Mo’jam Aççihaah ».
Autrement dit le Coran s’est servi du tiers des monèmes à trois lettres existant dans la langue arabe.
Or l’on sait que le plus doué des hommes de lettres ne parvient à se servir, pour s’exprimer, que de 5% au maximum des radicaux de la langue arabe, qu’il continue à reformuler le long de ses écrits.
Cela
rend le Coran inimitable et indétrônable. Même avec avec un ordinateur
et un logiciel dédié, on ne saurait créer un texte littéraire cohérent
dépassant le quotion des radicaux utilisés par le Coran.
Le Coran n’est pas seulement une oeuvre-d’art littéraire, mais c’est
aussi un livre théosophique et historique. Il est riche
d’enseignements, d’interpellations, d’histoires et d’indications. Sans
en donner l’impression (au néophyte), chaque verset relate et cadre
avec un contexte de révélation qui lui est propre, ce qui fait que
derrière chaque verset se cache une myriade d’histoires, de récits et
de sens.
Je préférerais taire ce que l’on
appelle les miracles statisticiens du Coran ; cela sera dur à expliquer en
quelques mots et sans illustrations.
Voilà une interpellation : en fait, qu’est
ce qui distinguerait le Coran, considéré comme l’illustre Miracle
apporté par Mohammad, des autres miracles effectués par Jésus et Moïse
?!!!!
La réponse est simple :
b[les miracles accomplis par Jésus et Moïse ne nous sont parvenus que
par des chroniqueurs ; en d’autres termes, seules les personnes qui en
étaient proches et qui les côtoyèrent y assistèrent. Jamais autre
personne n’y assista ni nous n’y avons assisté ; élément qui fait
d’ailleurs douter nombre de profanes quant à leur véracité voire quant
à l’existence même de ces prophètes. Or, concernant le miracle accompli
par Mohammad, il est vivant, il est encore là, devant nos yeux.
Nous pouvons le toucher, l’analyser, l’osculter, et le laisser pénétrer
dans nos coeurs au point d’ébranler nos âmes jusqu’aux chaudes
larmes.]b
En une seule phrase, nous pourrons résumer et dire que : le miracle de Mohammad a traversé les temps.
Le Temps et les Sens Nouveaux du Coran :
On dit que le Coran est adapté à tout temps et à tout espace.
Or, contrairement à ce que certains néophytes (et une autre grande
majorité des occidentaux) croient comprendre, la lecture du Coran n’a
jamais été figée, ni son interprétation arrêtée.
La richesse linguistique du Coran
fait que l’interprétation de son texte demeure constamment ouverte. De
tout temps, chaque génération apporte et verse sa touche personnelle
dans le fleuve des interprétations du Coran, selon le recul qu’elle
prend par rapport à l’étude de ses cadres de révélation, selon le cadre
temporel et géographique propre du moment, et selon les contingences
historiques et sociales mises en comparaison ou bien nouvelles se
présentant.
Cette flexibilité de lecture, cette
richesse d’interprétation et d’adaptation jamais elle ne donna lieu à
des explications dichotomiques.
L’interprétation du Coran ne cessa jamais de s’enrichir. Traversant crescendo le temps, le Coran ne cessa jamais de prendre du Sens.
La richesse du Coran n’est pas seulement linguistique ou bien théosophique.
Non.
Bien au-delà la langue, la structure et la richesse linguistique du
corps de texte du Coran lui confère dans certains passages un aspect
tenant aussi du miracle scientifique.
En fait, certains passages, parlant
de la création, de la naissance de la vie, de l’univers, de la nature,
des phénomènes naturels que contient le Coran, ne cessèrent jamais
d’interpeller les exégètes de tout temps.
Chaque génération de lecteurs et
d’exégètes se demandait quel en étaient les sens, et s’aventurait dans
toute sortes d’interprétations, partant de celles littéralistes, en
passant par celles allégoriques et en finissant à celles scientifiques.
Chaque génération s’attela à
l’interprétation desdits passages selon le niveau de progression des
sciences de son époque et les savoirs qui étaient en sa possession.
Or les passages en question
demeurèrent infranchissables par quelconque interprétation outre celle
littéraire et allégorique jusqu’à ce que se développèrent les sciences
modernes, qui permirent en fait de trouver les clefs de leur
compréhension réelle. Comme par exemple, les versets parlant de
l’embryologie, de la dynamique des fluides, de la météorologie, de
l’astrophysique, de géophysique, de botanique, de biologie...
Non Messieurs, le Coran n’est pas
une encyclopédie scientifique, cela ne l’empêche pas pour autant, en
tant que Livre Théosophique, de contenir des allusions et des
allégories qui ne soient à même d’être déchiffrées que par la Science ;
et ce, comme si ce Livre Théosophique, en sus de sa richesse
linguistique, contenait une sorte de petites clefs qui étaient
destinées non pas aux personnes contemporaines du Prophète, mais bien à
des générations futures qui sont les notres, celles qui croiraient
moins à la richesse de la langue mais plus à la probité de la science.
Lesdites clefs y furent révélées
non pas pour dire : voilà ceci est une encyclopédie scientifique, mais
pour représenter une sorte d’indices destinés aux septiques, aux
indécis et à ceux qui doutent encore, à ceux appartenant à nos
générations et à notre temps.
Vous pourrez toujours accuser
lesdites réinterprétations scientistes du Coran de concordisme, or un
tel concordisme pourrait tomber aisément à l’eau s’il aurait à souffir
du moindre défaut si jamais un verset venait à s’opposer avec
l’interprétation scientifique (comme il en est le cas dans la Bible).
Pour conclure, je vous livre ci-dessous plusieurs témoignages d’occidentaux parlant du Coran :
« Aussi chaque fois que nous le lisons, dès le commencement, il (le
Coran) nous rebute. Mais soudain il séduit, étonne et finit par
susciter l’admiration. Son style, en harmonie avec son contenu et son
objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ce livre
continuera d’exercer une profonde influence sur les temps à venir »
J.W. Goethe, « Dictionary of Islam » de T.P. Hughes, p. 526.
« Le Coran occupe, de l’aveu
général, une place importante parmi les plus grands écrits religieux de
l’humanité. Bien qu’étant la dernière-née des inoubliables oeuvres de
ce type de littérature, il n’y a aucune d’elles qui le surclasse dans
le merveilleux impact qu’il a su créer sur une multitude d’hommes. Il a
fait naître un tout nouvel aspect de la pensée humaine et un caractère
tout aussi nouveau. Tout d’abord il convertit de nombreuses tribus
hétérogènes des déserts de la péninsule arabe en une nation de héros,
et fonda par la suite les grandes institutions politico-religieuses
caractéristiques du monde musulman, constituant ainsi l’une des forces
majeures avec lesquelles l’Europe et l’Orient doivent désormais compter
» G. Margoliouth, cité dans « Introduction au Koran » de J.M. Rodwell,
Everyman’s Library, New-York, 1977, p. 7
« Bref, c’est une oeuvre qui crée
des émotions tant vives qu’inconsistantes même chez le lecteur éloigné,
éloigné dans le temps et bien plus encore par rapport au développement
intellectuel. À la première lecture, c’est un livre qui vous répugne,
mais ce même sentiment hostile se métamorphose en émerveillement et en
admiration. En fait, une telle oeuvre doit être une somptueuse
production de l’esprit humain, et une énigme du plus grand intérêt à
tout observateur avertit soucieux des destinées de l’humanité » Dr.
Steingass, cité dans « Dictionary of Islam » de T.P. Hughes, p. 526-7.
« Comment un
homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du
point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la
littérature arabe à énoncer des vérités d’ordre scientifique que nul
être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la
moindre déclaration erronée sous ce rapport ? » Maurice Bucaille, « La
Bible, le Coran et la science », 1978, p. 126.
« Peut-être
que l’on ne saurait, ici, évaluer ses mérites en tant qu’oeuvre
littéraire, suivant des règles préconçues, nées d’un goût esthétique et
subjectif, mais plutôt par rapport aux effets qu’il eut sur les
contemporains et les compatriotes de Mohammad (que la Paix et la
Bénédiction soient avec lui). S’il a choisi un ton aussi austère et
convaincant pour s’adresser aux coeurs de ses auditeurs, pour souder
des éléments centrifuges et antagonistes en un ensemble compact et bien
structuré, animé par des idées jusqu’à lors inconnues de l’intellect
arabe, son éloquence était sans doute parfaite, ne serait-ce que du
fait d’avoir converti des tribus sauvages en une nation civilisée et
ajouté une nouvelle trame à la vieille chaîne de l’histoire » Dr.
Steingass, cité dans « Dictionary of Islam » de T.P. Hughes, p. 528.
« Une analyse purement objective du
Coran, à la lumière des connaissances modernes, nous amène à
reconnaître l’harmonie existant entre les deux, ainsi qu’on l’a fait
ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du
temps du Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait
pu être l’auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau
intellectuel de l’époque. De telles considérations répondent en partie
de la place exceptionnelle qu’occupe la Révélation coranique et
contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité de
fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste »
Maurice Bucaille, « Le Coran et la science moderne », 1981, p. 18.
Paradisial
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